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violences intercommunautaires: deux humanitaires blessés

Líannonce a été faite par le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr). Deux humanitaires, dont un européen, ont été pris à partie et blessés lors de violences intercommunautaires

 

Jeudi 20 août 2015, une équipe du Comité international de la Croix-Rouge(Cicr) conduite par son responsable local et des volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine est sortie en ville pour évacuer les blessés et les corps sans vie, quand ils ont été pris à partie par un groupe de manifestants, selon le porte-parole du (Cicr) en Centrafrique, Germain Mwehu.

Les violences sont parties de la mort d'un jeune musulman tué par des miliciens anti-Balaka dans les environs de Bambari. Les accrochages ont déclenché un cycle de représailles entre communautés chrétienne et musulmane (notamment les ex-rebelles Séléka) faisant 10 morts et 5 blessés jeudi, selon une source au sein de la gendarmerie locale.


Le responsable local du Cicr, un expatrié d'origine européenne, et un volontaire de la Croix-Rouge centrafricain ont été légèrement blessés au couteau, mais leurs vies ne sont pas en danger, a expliqué le porte-parole tout en faisant remarquer quíil s'agit d'un acte grave, de s'en prendre à des humanitaires. Une porte-parole du Cicr à Genève, Claire Kaplun, a confirmé cet incident, affirmant qu'une enquête était déjà en cours pour tenter de comprendre ce qui s'est passé exactement.

 


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Les heurts prennent de l'ampleur dans l'arrière-pays.
Samedi 22 août 2015, la tension subsistait à Bambari, où des barricades bloquaient encore l'accès de certains quartiers, selon Germain Mwehu. Des jeunes des différentes communautés chrétiennes et musulmanes avaient dressé des barricades pour se protéger des tirs et empêcher les miliciens de venir dans leurs quartiers, avaient affirmé vendredi des témoins joints par téléphone.

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé cette ex-colonie française dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes (notamment les milices anti-balaka).

Contrairement à la capitale Bangui, qui connaît un certain retour au calme depuis des mois, en province, de nombreuses zones grises restent en proie aux groupes armés et au banditisme, en dehors de tout contrôle de l'administration centrale et des forces internationales.




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