Archive

Présidentielle centrafricaine: Anti-Balaka et Séléka unis

Les miliciens anti-Balaka et ex-rébelles Séléka, dont les violents affrontements ont déchiré la Centrafrique, ont annoncé le dimanche 16 août 2015, la création díune plate-forme pacifique

 

Cíest líoption de la paix qui a été choisie par les groupes Anti-Balaka et Séléka. Les deux ont lancé une plate-forme, le Rassemblement centrafricain, appelant à "la paix et la réconciliation" en vue de la présidentielle d'octobre 2015. Parmi les signataires figurent Patrice-Edouard Ngaïssona, coordonnateur-général des anti-balaka, proche de l'ex-président François Bozizé renversé en mars 2013 par la Séléka, et le général Mohamed Moussa Dhaffane, qui fut numéro trois de l'ex-coalition Séléka et dirige l'une de ses mouvances (Séléka Renovée). Les signataires se veulent clairs, quant à líobjectif de cette initiative "Il s'agit de construire et de promouvoir une dynamique nouvelle fondée sur des valeurs d'égalité, de tolérance, de dialogue, de paix et de recherche constante du consensus ou du compromis, en vue de sauver la République Centrafricaine des périls qui la menacent".

Aux côtés des signataires, Joachim Kokaté, l'un des principaux lieutenants de Bozizé au sein des Anti-Balaka, et commandant des Forces armées centrafricaines (FACA), ainsi que Jean-Baptiste Koba, le président du Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire (Mesan). Le Mesan fut le parti de Barthélémy Boganda, le président fondateur de la République centrafricaine (RCA), auquel se réfèrent tous les protagonistes de la profonde crise centrafricaine. Les signataires affirment d'ailleurs avoir "décidé unanimement de se rassembler autour des valeurs humanistes de Barthélémy Boganda".

 


© Droits réservés
Sur le chemin d'un scrutin pacifique.
"A la veille des prochaines élections présidentielle et législative, il s'agit également de rechercher de nouveaux modèles de comportement politique, de gestion des conflits, d'exercice de l'autorité de l'État et de la souveraineté nationale", ont tenu à préciser les les signataires. Il s'agit du plus important regroupement politique regroupant Anti-Balaka et Séléka depuis les violences intercommunautaires de 2013 et 2014, dont le pays peine à se relever malgré une intervention internationale (forces française Sangaris et onusienne Minusca).

Plusieurs personnalités des deux groupes armés sont visées par des sanctions onusiennes pour leur participation aux tueries entre communautés chrétienne et musulmane. L'ex-président Bozizé, dont la candidature à la présidentielle a été annoncée le 7 août par son parti, et qui vit en exil, est visé par ces sanctions. Des dizaines de personnalités ont annoncé leur intention de se présenter à la présidentielle dont le premier tour est toujours prévu le 18 octobre, malgré des retards pris dans les opérations de recensement électoral. La période de transition, mise en place en janvier 2014, a été prolongée jusqu'à la fin de l'année 2015.




Commentaire


Retour en haut