Archive

Garoua-Boulaï: des preneurs d'otages venus de RCA tués par la population

Ils tentaient de síenfuir après avoir enlevé huit personnes dans cette ville située dans la province de líEst du Cameroun

 

Des hommes armés venus de la Centrafrique ont été tués par les habitants de la ville camerounaise de Garoua-Boulaï à líEst du Cameroun, alors quíils tentaient de síenfuir avec des otages.

«Plus díune dizaine díhommes armés ont enlevé huit personnes près de Garoua-Boulaï. Alertées, les populations munies de machettes sont sorties comme un seul homme et ont empêché les ravisseurs de síenfuir», explique le gouverneur de la région de líEst, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.

«Les huit personnes ont été libérées par les populations. Certains assaillants ont été tués. Deux díentre eux ont été pris vivants et remis aux forces de sécurité», ajoute líautorité administrative qui dit ne pas encore avoir de chiffres exacts sur le nombre de personnes tuées et qui précise que cet évènement a eu lieu dans la nuit de samedi dimanche. Des populations ont également été blessées au cours de cet affrontement.

 


© Droits réservés

Les autorités administratives et sécuritaires camerounaises affirment que pour líinstant on ne peut faire de lien entre cet enlèvement avorté et le précédent enlèvement qui a eu lieu il y a une dizaine de jours dans la même localité frontalière avec la République centrafricaine, au cours duquel 17 camerounais ont été enlevés et emmenés en Centrafrique.

«Líexploitation des deux preneurs díotages permettra díavoir une vue plus claire de la situation», indique une source sécuritaire à Anadolu.

Le précédent enlèvement nía pas encore été revendiqué et on est sans nouvelles de ses otages parmi lesquels se trouvent un maire et quatre chefs traditionnels. Toutefois, quelques habitants de Gbabio, le village dans lequel ce précédent enlèvement a eu lieu, sont actuellement interrogés. Le gouverneur de la région de líEst a également appelé «toute la population à dénoncer tout acte suspect» et à «collaborer avec les forces de líordre».


Commentaire


Retour en haut