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Dix nomades musulmans tués par des Anti-Balaka

Une dizaine de nomades musulmans a été tuée par des Anti-Balaka, à Kaga-Bandoro, dans l'Ouest de la Centrafrique, a-t-on appris mercredi, de sources concordantes

 

Une dizaine de nomades musulmans a été tuée par des Anti-Balaka, à Kaga-Bandoro, dans l'Ouest de la Centrafrique, a appris Anadolu, mercredi, de sources concordantes, alors qu'une cinquantaine d'autres est portée disparue.

"Des éleveurs peuls ont été interceptés sur leur couloir de transhumance et massacrés par des Anti-Balaka à Kaga-Bandoro, nous sommes sans nouvelles de plusieurs autres, dont on ne trouve pas de trace, ni de leur bétail" témoigne, à Anadolu, Ahmat Nedjad, porte-parole de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), une des factions de la Séléka, ancienne coalition au pouvoir en Centrafrique, en 2013.

"Il revient donc à la Minusca (force onusienne en République centrafricaine, ndlr) díassurer la protection des personnes et des biens" poursuit Nedjad, depuis Bambari, ville au Sud-Est de Kaga-Bandoro, alors que ni la mission onusienne, ni les autorités centrafricaines n'ont, pour l'instant, confirmé cette attaque, qui intervient dans un contexte d'accalmie dans ce pays en proie, depuis plusieurs mois, à une guerre civile.

 


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De sa part, le groupe d'auto-défense à majorité chrétienne, Anti-Balaka, auteur de plusieurs exactions contre les musulmans depuis fin 2013, n'a pas encore réagi, ni annoncé la responsabilité de ses membres de cette attaque.

Selon l'organisation caritative de l'Eglise catholique, Caritas, cette attaque remonte à lundi dernier, et elle s'est effectuée dans "quatre villages dans la zone de Kaga-Bandoro."

"Nous avons enregistré dans la journée de mardi une trentaine de rescapés peuls, en majorité des femmes et des enfants. Un des leaders de cette communauté qui a eu la vie sauve nous a témoigné que ce sont au total 10 personnes qui ont péri alors que 52 autres ont été emportées" témoigne, sous couvert d'anonymat, un responsable de Caritas, section du diocèse de Kaga-Bandoro.

"Nous sommes débordés. Nous manquons de nourriture pour leur venir en aide, car il y aussi la population non-musulmane des villages attaqués qui ont également fait líexode" a-t-il poursuivi sans plus de précision sur le nombre total des réfugiés qu'accueille le diocèse de Kaga-Bandoro.


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