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Lutte contre la délinquance à Bangui

Pour lutter contre les braquages, les policiers de l'ONU et les forces de sécurité intérieures centrafricaines multiplient les actions communes.

 

Dans la capitale de Centrafrique, la prolifération des armes lors de la crise a notamment pour conséquence une délinquance endémique. Les braquages, en particulier de véhicules, sont quotidiens. Pour lutter contre ce fléau, les policiers de l'ONU et les forces de sécurité intérieures centrafricaines multiplient les actions communes. Actions ciblées de temps en temps pour arrêter des braqueurs ou saisir des armes, mais le plus souvent il s'agit de checkpoints pour mettre la main sur les véhicules volés.

«Il faut toujours sortir avec vos documents», commence par expliquer un agent des forces de líordre. Il effectue un contrôle des véhicules dans le 4e arrondissement de Bangui. Toute voiture ou moto donc le conducteur nía pas les papiers est supposée volée et sera saisie jusquíà présentation des documents.

 


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Le lieutenant-colonel Valentin Kikobe Pataki du centre opérationnel commun de Bangui, supervise ce checkpoint du quartier de Boy-Rab: «Le quartier de Boy-Rab, cíest ce quartier qui regorge de bandits, de criminels, de tous ceux qui braquent les véhicules dans la ville. Ces véhicules braqués prennent la direction de Boy-Rab, cíest pour cela quíon a érigé ce service-là, pour essayer de bloquer les gens qui veulent après leur forfait, síexfiltrer vers Boy-Rab.»

Ce genre díopérations a lieu presque chaque jour, surtout dans les quartiers du nord de Bangui. Líobjectif pour les policiers et gendarmes internationaux et centrafricains, cíest aussi et surtout de se montrer pour dissuader les braqueurs de motos ou de voitures et rassurer la population.

Cela ne suffit pas pour Jean-Michel, un habitant du quartier: «Il faudrait absolument quíil y ait des contrôles dans tous les quartiers, il ne faut pas que ce soit exclusivement à Boy-Rab. Même dans les arrondissements où il níy a pas de problème, il faudrait quíil y ait des contrôles parce que les gens quittent les quartiers pour faire des exactions.»

Après quelques heures de contrôle ce matin-là, les gendarmes embarqueront une dizaine de motos, mais personne ne repartira menottes aux poignées.


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