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Les anti-balakas et ex-Seleka toujours en discussion à Nairobi

Les délégations d'anti-balakas et d'ex-Seleka sont toujours à Nairobi au Kenya. Toutes les chancelleries d'Afrique centrale ont rejeté l'accord qui a été signé entre les deux parties en janvier

 

Les délégations d'anti-balakas et d'ex-Seleka sont toujours à Nairobi au Kenya. Toutes les chancelleries d'Afrique centrale ont rejeté l'accord qui a été signé entre les deux parties en janvier, et qui visait à remplacer celui signé à Brazzaville l'été dernier. Le 8 février, l'ONU a formellement enjoint le président congolais, médiateur dans la crise centrafricaine, Denis Sassou-Nguesso, à l'origine de ces négociations, à y mettre un terme. Une délégation congolaise est à Nairobi depuis mercredi pour rencontrer les autorités kényanes et surtout les participants aux discussions.

C'est la question à laquelle la délégation congolaise conduite par le conseiller diplomatique de Denis Sassou-Nguesso devait s'évertuer à répondre. Avec les représentants de la médiation kényane, elle a donc rencontré les négociateurs Seleka et anti-balaka samedi, 14 février dernier.

 


© Reuters/Camille Lepage
Milicien anti-balaka de la ville de Bossembele au nord-ouest de Bangui, le 24 février 2014

Et si le document signé le 22 janvier est rejeté par tous les partenaires internationaux de la Centrafrique, il n'ira pas à la poubelle pour autant. Expurgé des deux articles les plus controversés, ceux qui concernent une amnistie générale et une refonte de la charte de transition, il servira de base de travail au document que les participants à Nairobi présenteront au Forum de Bangui en mars.

Cela étant, les participants à Nairobi signeront en fin de semaine prochaine une « déclaration » dans laquelle ils reconnaissent la transition actuelle en Centrafrique et ils s'inscrivent dans le processus lancé à Brazzaville en juillet dernier.

Quant à François Bozizé et Michel Djotodia, toujours à Nairobi, selon nos informations, ils ont été reçus chacun de leur côté par la délégation congolaise. Les diplomates congolais leur aurait indiqué que la possibilité de leur retour au pays était l'une des choses à discuter à Bangui. Et qu'avec Noureddine Adam ils sont dans le collimateur de la justice internationale.


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