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Líaccord de Nairobi défendu par ses signataires

Une semaine après le désaveu par la CEEAC de l'accord négocié à Nairobi par des délégations de l'ex-Seleka et d'anti-balaka, les signataires sont toujours au Kenya.

 

Une semaine après le désaveu par la Communauté économique des Etats díAfrique centrale (CEEAC) de l'accord négocié à Nairobi par des délégations de l'ex-Seleka et d'anti-balaka, les signataires sont toujours au Kenya. Cet accord prévoyait la cessation des hostilités, la mise en place d'un programme de désarmement et de réinsertion des combattants dans les forces armées, mais aussi de nouvelles autorités de transition et une révision de la charte, ainsi que la possibilité d'une amnistie générale. Ce sont ces derniers points qui avaient provoqué un rejet massif du texte à Bangui comme à l'extérieur du pays.

Pour les signataires de l'accord de Nairobi, les partenaires internationaux et les autorités centrafricaines ont rejeté le texte parce qu'ils ne l'ont pas compris. Explication de texte par Mustapha Sabone de l'ex-Seleka, rebaptisée FPRC. La nouvelle transition préconisée dans l'accord final ne viserait en fait qu'à se donner plus de temps pour aller aux élections : « Cíest impossible díaller aux élections díici quatre cinq mois compte tenu de la situation actuelle du pays. Il faudra amener díabord la paix, la sécurité, élaborer maintenant une liste électorale digne de ce nom et permettre aux candidats de sillonner les quatre coins de la République centrafricaine pour battre campagne avant díaller aux élections. Mais on ne peut pas faire cette gymnastique, cet exercice en moins díun an, cíest impossible. »

 


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Du côté du négociateur pour la mouvance anti-balaka, Joachim Kokaté, on est sur la même ligne et Nairobi n'est pas destiné à torpiller le Forum de Bangui, bien au contraire : « Les autorités centrafricaines doivent aussi prendre en compte ce qui se passe ici à Bangui. Le Forum de Bangui níest pas une mauvaise chose, Nairobi níest pas non plus une mauvaise chose. Associer Nairobi et le Forum de Bangui nous amènera à trouver une solution de crise apaisée, qui va nous amener dans les mois à venir aux élections pour avoir un chef de líEtat démocratiquement élu et accepté de tous. »

En attendant, pour tenter de faire survivre l'accord de Nairobi, les négociateurs se disent prêts à amender le texte concernant les deux gros points qui fâchent : la nouvelle transition et la question de l'amnistie générale qu'ils préconisent dans l'accord. C'est ce qu'ils appellent « la phase 2 » du processus de Nairobi auquel pourtant plus personne ne croit.


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