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Pour Idriss Deby, les accords de Nairobi sont nuls et non avenus

Selon le président tchadien et président en exercice de la CEEAC, les conclusions des négociations de Nairobi, tant décriées par Bangui, ne seront pas retenues par la région

 

En marge du sommet des chefs díEtat et de gouvernement de líUnion africaine, síest tenue à líambassade du Tchad une réunion de la CEEAC. Etaient présents le Gabonais Ali Bongo, líEquato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema, le Congolais Denis Sassou Nguesso et le Tchadien Idriss Déby. Idriss Déby a été très clair : les conclusions des négociations de Nairobi, tant décriées par Bangui, ne seront pas retenues par la région.

Lors de ce mini-sommet, chacun a écouté Denis Sassou Nguesso avec la plus grande attention. Le médiateur congolais avait en effet, il y a deux mois, donné son aval aux discussions de Nairobi entre les anciens présidents Bozizé et Djotodia. Samedi, le président du Congo-Brazzaville a donc expliqué à ses pairs qu'à l'origine, ces pourparlers de Nairobi devaient simplement faciliter l'intégration de toutes les parties centrafricaines au futur forum de Bangui. M. Sassou Nguesso a reconnu qu'en signant l'accord de lundi dernier, MM. Bozizé et Djotodia étaient allés trop loin.

 


© DR
Idriss Deby, président en exercice de la CEEAC
A la sortie de ce huis clos, son homologue tchadien Idriss Deby a résumé l'opinion général d'une formule choc au micro de RFI: «On revient à la case départ». «Il y a eu des rencontres informelles qui ont eu lieu à Nairobi, ce níest pas une mauvaise chose en soi, [mais] le résultat auquel elles sont parvenues ne peut pas aider la République centrafricaine à parvenir à la stabilité et à la paix, estime M. Deby. Donc on revient à la case de départ et nous reprenons tout ce que nous avions arrêté à Brazzaville. Nous allons soutenir la médiation, nous allons soutenir les forces en présence onusiennes, nous allons soutenir la transition, et même apporter un soutien financier de la CEEAC à la République centrafricaine.»

Le nouveau soutien financier sera fixé lors díune réunion qui aura lieu le 16 février. Elle pourrait se tenir à Yaoundé. Ce sera un «sommet extraordinaire de la CEEAC», ajoute le président tchadien. «Ce sommet nous permettra aussi díévoquer la menace Boko Haram et le soutien que nous pourrons apporter à la République centrafricaine». En attendant, samedi, c'est un soutien aux autorités de la transition centrafricaine qui a donc été confirmé. A la sortie de ce mini-sommet, le Premier ministre centrafricain affichait un grand sourire.


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