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Des véhicules de l'ex-rébellion Séléka détruits par l'armée française

Des militaires français de l'opération Sangaris ont détruit jeudi soir des véhicules abandonnés par d'ex-rebelles Séléka qui avaient menacé une délégation officielle dans le nord-est du pays

 

Des militaires français de l'opération Sangaris ont détruit jeudi soir des véhicules abandonnés par d'ex-rebelles Séléka qui avaient menacé une délégation officielle dans le nord-est de la Centrafrique, a-t-on appris vendredi auprès de Sangaris.

La délégation s'était rendue à Bamingui dans le cadre des consultations lancées en province par le gouvernement en vue du forum de réconciliation prévu en mars à Bangui, la capitale de ce pays plongé dans une grave crise depuis près de deux ans.

"Une colonne de véhicules remplis d'hommes armés a menacé la délégation qui venait de mener" des consultations, exigeant qu'elle "quitte la région", a expliqué à l'AFP le conseiller en communication de la force Sangaris, Laurent Bastide.

"Suite à cette menace, nous avons envoyé un hélicoptère qui a effectué un tir de sommation en avant de la colonne", a-t-il ajouté.

 


© DR

Selon Sangaris, les hommes armés se sont alors dispersés "dans la brousse" avec "tout leur armement". "Nous avons détruit l'ensemble des pick-up de manière à anéantir leur capacité de déplacement. Nous n'avons constaté aucune victime civile, ni blessée ni tuée", a ajouté la source française.

Ces hommes armés appartiennent au Front populaire pour la restauration de la Centrafrique (FPRC), une faction de l'ex-Séléka hostile aux consultations lancées par le gouvernement.

Joint par l'AFP, un porte-parole du FPRC, Mahouloud Moussa Moctar, a accusé les soldats français de les avoir "attaqués gratuitement".Selon lui, le raid français a fait au moins deux morts et détruit quatre véhicules du FPRC.

Les multiples exactions commises par les rebelles de la Séléka, essentiellement musulmans, à leur arrivée au pouvoir en mars 2013 contre les populations majoritairement chrétiennes du pays ont débouché sur la création de milices d'autodéfense anti-balaka. Ces milices s'en sont pris à leur tour aux civils musulmans, plongeant le pays dans une crise sécuritaire, humanitaire et politique sans précédent.

L'intervention en décembre 2013 de la force Sangaris, épaulée par des soldats de l'Union africaine remplacés ensuite par une force onusienne, a permis de stabiliser la situation, notamment à Bangui, sans pour autant pacifier l'ensemble du territoire.


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