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Discours de candidature de Líex ambassadeur Charles-Armel Doubane pour la présidentielle de 2015

Par Charles-Armel Doubane

 

Intégralité du discours de candidature à líélection présidentielle de 2015 fait à Bouar lundi, 26 Janvier 2015.

[i Mes biens chers compatriotes, chers amis.

Il y a quelques semaines, jíai été interpellé à Bangui sur mon engagement futur au service du Centrafrique notre pays en partage, et nous voici aujourdíhui rassemblés à Bouar dans la Nana Mambéré.

Bouar, ville symbole de la mosaïque de notre Nation.
Bouar, ville garnison qui a formé des générations de militaires de ce quíétait notre armée.
Bouar, ville chargée díhistoire de notre passé héroïque car cíest la ville de Karinou.
Enfin Bouar, ville où vivent et cohabitent tous les centrafricains de tous bords, de toutes religions et de toutes les cultures nationales.

Merci Bouar, merci la Nana Mambéré pour ton hospitalité et líaccueil que tu nous réserves.
Je suis venu vous écouter et, aujourdíhui je me dois de répondre de la manière la plus claire possible à ceux qui míont sollicité.

La République centrafricaine jadis un Etat uni, havre de paix et de sécurité, líest de moins en moins. Il est en lambeaux, se déchire, níest plus juste. Il ne protège plus ses citoyens et ceux qui ont choisi librement díy vivre. Il ne les nourrit pas, les laissent sans électricité, sans eau potable, sans soins de santé adéquats, sans travail, sans espoir pour sa jeunesse. Il est même, pour les plus cyniques, en proie à une disparition puisquíune partie de ses propres enfants ont demandé une partition de certaines de ses régions. En un mot, la RCA de 2015 si elle est toujours considérée comme un Etat, ne líest plus en réalité.

Dans un environnement international instable avec des conséquences certaines sur notre sous-région et notre pays, nous attribuons trop souvent et pour nous donner bonne conscience, la responsabilité de nos maux et de cet effondrement à la main visible ou invisible de líExtérieur.

Nous devons aujourdíhui reconnaître avec lucidité que nous, centrafricaines et centrafricains, individuellement et collectivement en sommes les premiers responsables, au point où le monde entier nous pose la question suivante aujourdíhui : « Quíavez-vous fait de votre pays ? ». Oui, à mon tour je reprends à mon compte cette interrogation : « Quíavons-nous fait de notre pays ? », « Quíai-je fait de mon pays ? ».
Conscient de notre destin en partage, jíai réfléchis et ai décidé de vous proposer ma VISION díun AUTRE CENTRAFRIQUE, un nouveau pays fondé sur quatre piliers :

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