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Thérèse Claudia Priest, la Française enlevée en Centrafrique, est libre

Sa libération a été annoncée vendredi par Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères

 

Thérèse Claudia Priest, l'humanitaire française de 67 ans enlevée il y a cinq jours en Centrafrique a été libérée ce vendredi, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

«Notre compatriote Claudia Priest, qui avait été enlevée en début de semaine en République centrafricaine, est enfin libre. C'est un immense soulagement pour tous ceux qui ont oeuvré à ce dénouement heureux», a déclaré le chef de la diplomatie française dans un communiqué.

Plus tôt dans la journée, France Info avait obtenu des nouvelles de l'humanitaire française retenue en Centrafrique depuis cinq jours avec le frère Gustave, qui l'accompagnait dans sa mission humanitaire.

Tous les deux avaient été enlevés lundi dernier dans les faubourgs de Bangui, le fief des anti-balaka, une milice composée essentiellement de chrétiens formée pour lutter contre les rebelles, majoritairement musulmans, de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d'en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions.


 


© la-croix.com
Thérèse Claudia Priest

L'archevêque de Bangui avait pu s'entretenir vendredi matin avec les ravisseurs. L'un de ses proches avait donné des nouvelles rassurantes des otages. «Les conditions de détention sont difficiles, mais nous savons que les deux otages vont bien», avait-t-il affirmé.

«Nous savons qu'ils ne sont pas maltraités, on le vérifie tous les jours, même s'ils sont retenus dans des conditions très spartiates», avait ajouté l'entourage de l'archevêque. Des pourparlers en vue de leur libération avaient été entamées dès leur enlèvement. Ils ont finalement abouti ce vendredi. Reste à savoir si les anti-balaka ont obtenu la libération du général Andjilo, qu'ils réclamaient en échange de celle de Claudia Priest. Ce dernier qui a été un des principaux chefs anti-balaka à Bangui, avait fui la capitale, mais il a été appréhendé samedi à Bouca (nord-ouest) par la force de l'ONU (Minusca). Il est notamment accusé d'avoir été un des meneurs des miliciens qui ont lancé les massacres de musulmans le 5 décembre 2013 à Bangui.


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