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France: La passion de la cantatrice Lydie Pace

La franco-centrafricaine síest installée dans le village de Saint-Romain devenu son lieu de résidence

 

Installée dans un salon aux couleurs de soleil, décoré d'objets africains, où trône un piano, accessoire essentiel de son travail, Lydie Pace parle de sa passion.

Pouvez-vous nous résumer votre parcours?
«Je suis native de Bangui, en République centrafricaine, et j'avais 9 ans quand je suis arrivée à Paris avec mes parents qui étaient réfugiés politiques. J'ai été bercée par la musique et j'ai toujours adoré chanter et aussi danser (je me souviens en particulier d'un tutu que ma mère m'avait offert!). Mais j'ai dû d'abord faire un parcours scolaire classique, puis des études de secrétariat, avant de pouvoir enfin réaliser le rêve qui me poursuivait depuis toujours : chanter ! Encouragée par ma mère, j'ai suivi des cours de chant en écoles de musique et au conservatoire de Paris. Voyant que j'avais l'étoffe d'une future cantatrice, on m'a fait ďsauterĒ des classes et inscrite à différents concours de chant (j'avais 22 ans quand j'ai participé au premier) en France et à l'étranger, où j'ai obtenu de nombreux prix. J'ai alors décidé de consacrer ma vie à la musique, un ďmétier passionĒ, un véritable sacerdoce!»

 


© Josée Muhlenbaumer
Lydie Pace travaille à la préparation de son prochain récital
Quelles sont vos activités actuelles?
«Je vis en musique et de musique ! J'enseigne à mi-temps au conservatoire d'Autun et à l'école de musique d'Épinac. Le reste du temps, je travaille pour préparer les différents concerts que je donne dans la région et ailleurs (je serai par exemple au Sénat le 19 mars). Le calendrier de cette année est particulièrement riche et varié. Il va du drame aux ambiances opérettes. Mes prochaines dates: un récital de grands airs d'opéras de Verdi, Puccini, Mozart et autres (le 27 mars à Talant), le Stabat Mater de Pergolèse (le 17 avril à Saint-Romain et le 24 à Meursanges), un spectacle sur la vie de la Callas, Ils l'ont tant aimée, où j'aurai le rôle de la grande Maria (le 15 mai au théâtre Jean-Gabin de Talant).»

Votre tessiture est donc soprano?
«Oui. On m'avait d'abord fait travailler comme contralto mais je suis soprano dramatique.»

Où vont vos préférences?
«J'adore les récitals car j'incarne là des héroïnes très diverses ! J'interprète la femme sous toutes ses facettes ! J'adore tout particulièrement Aïda dans laquelle je me retrouve (et Verdi prend vraiment aux tripes!), Carmen, la Bohémienne, et aussi Tosca. En ce moment, je travaille le rôle de la reine de Carthage dans le Didon et Enée, d'Henry Purcell, que je donnerai à Belgrade en novembre prochain.»

 



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