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Le règlement de la crise en RCA au menu de la presse mercredi

Le rôle de la communauté internationale dans la résolution de la crise en Centrafrique est ce mercredi à la Une de la presse centrafricaine

 

Le rôle de la communauté internationale dans la résolution de la crise en Centrafrique est ce mercredi à la Une de la presse centrafricaine, à líimage du Démocrate qui titre ĎíLa transition gérée par la France sous la couverture de líONU", de Médias qui affiche: "Le général Babacar Gaye fera mieux de prendre le taureau par les cornes" ainsi que LíAgora et Líhirondelle dont les vitrines sont les suivantes : ĎíRevoir le mandat de la Minusca ou plier bagages" et "Quelle alternative au désarmement forcé ?".

Pour Médias +, en lieu et place de désarmement, de démobilisation réinsertion et de rapatriement, la Minusca aurait envisagé le désarmement négocié auprès des éléments séléka qui ne comprennent que le langage des armes.

"Face à cette tension persistante dans la Ouaka, comment peut-on s'apprendre aux anti-balaka et les qualifier de fauteurs de troubles sans empêcher également les éléments séléka qui érigent des barrières pour rançonner les pauvres populations et patrouillent comme des troupes régulières?", s'interroge-t-il.

"Après la démission de Michel Djotodia et quand il fallait désigner son successeur, la France s'est fortement impliquée afin que Catherine Samba-Panza soit retenue comme cheffe de l'état de transition", rapporte pour sa part Le Démocrate non sans s'interroger ainsi: "n'est-ce pas le ministre français de la défense qui vient d'annoncer la date des élections qui devraient avoir lieu prochainement en Centrafrique alors que c'est à l'Autorité Nationale des Elections (ANE) de fixer les dates"?

 

"La situation étant ainsi il va falloir que la France prenne sa responsabilité de restaurer la sécurité sur l'étendue du territoire et faire sortir le pays du gouffre dans lequel il se trouve", conseille Le Démocrate.

Pour L'Agora, les fonctionnaires des Nations unies dépêchés en Centrafrique, pour mettre un terme à la crise politico-militaire qui sévit dans ce pays? doivent dès à présent se remettre en question et repenser la raison de leur présence en Centrafrique.

"La RCA est restée une poudrière qui peut exploser à tout moment. Qu'en pensent les doctes des nations unies ? Pourquoi ne repartent-ils pas à New York demander que ce mandat endormant et fatiguant soit transformé en un autre qui autorise la force contre les bandits armés ?", se demande L'Agora.

Selon ce journal, la solution à la situation de la RCA ne pourra donc venir que de la coopération avec des Etats qui ne sont pas mêlés aux combines de la CEMAC.


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