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Idriss Deby fait les yeux doux à Catherine Samba-Panza

Líexpérience centrafricaine a coûté cher au Président tchadien Idriss Deby Itno

 

Líexpérience centrafricaine a coûté cher au Président tchadien Idriss Deby Itno. Après síêtre pris pour le marionnettiste de líAfrique centrale pendant près díune décennie, le retour de bâton avait été douloureux en début díannée avec une opinion nationale et internationale très critique de son rôle de pompier pyromane. Après quelques mois à faire profil bas, líautocrate renoue des liens avec le pays par líintermédiaire de la présidente par intérim, Catherine Samba-Panza.

Cible de multiples critiques sur son implication dans les troubles centrafricains, le président tchadien, Idriss Deby, avait annoncé, le 3 avril dernier, le retrait des troupes tchadiennes du contingent international. Mais on le découvre à nouveau au chevet du régime centrafricain chancelant, mais clairement sans le soutien de ses alliés de toujours, les militaires français.

 


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Correspondance élogieuse
Cíest la présidente de transition Catherine Samba-Panza qui a pris les devants. D'après nos informations, elle a adressé une lettre « pleine de flagorneries» au président Deby. Mise à mal dans son pays par des affaires suspectes de gestion de fonds, la présidente a senti que le soutien de la France se faisait de plus en plus fragile. Du coup, l'ancienne maire de Bangui se tourne donc vers son voisin du Nord. Voici une occasion rêvée pour notre ami Deby qui invite Samba-Panza à le rencontrer fin septembre à New York, en marge de la conférence des Nations Unies. Il est question entre eux de soutien diplomatique, mais aussi de formation de troupes centrafricaines par le Tchad. Les deux chefs díEtat se seraient même mis díaccord pour que des troupes díélite du Tchad constituent la garde présidentielle de Catherine Samba-Panza. Finalement, il níen sera rien, tant líidée a déclenché une levée de boucliers à Bangui.

Sassou-Nguesso concurrent
Si Deby acceptait de ronger son frein jusquíà cet été, líactivisme de Denis Sassou-Nguesso, président du Congo Brazzavile, lía certainement agacé au plus haut point. En juillet le forum de Brazzaville, qui visait la signature díun cessez-le-feu a sonné comme un affront. Rappelons que jusquíici cíétait plutôt à NíDjamena, la capitale du Tchad, que les personnalités politiques centrafricaines étaient invitées à entendre raison. Le positionnement de Sassou comme sauveur aura suffit pour que Deby décide de se replonger dans la mêlée.

Désavouée de tous, Catherine Samba-Panza mise tout sur líexpérience de faiseur de rois de Deby en Centrafrique. Au regard du sort qui a été réservé aux deux précédents poulains du président tchadien, Bozizé et Djotodia, son choix níest pas des plus judicieux.


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