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Les Anti-Balaka relâchent un militaire de l'armée centrafricaine

Le lieutenant des Forces armées centrafricaines (FACA), Juste Konzi, pris en otage par les Anti-Balaka le lundi 13 octobre 2014 a été rendu dimanche au Comité international de la Croix-Rouge

 

Un Lieutenant des Forces armées centrafricaines (FACA), pris en otage par des membres de la milice Anti-Balaka le 13 octobre dernier a été libéré dimanche, a constaté le correspondant de Anadolu.

Le Lieutenant des Forces armées centrafricaines (FACA), Juste Konzi, pris en otage par les Anti-Balaka le lundi 13 octobre 2014 a été rendu au Comité international de la Croix-Rouge, en présence de la presse.

Alfred Yékatom Rhombot, responsable des Anti-balaka du sud, auteur de la prise díotage a déclaré pour la circonstance: «Cíest un frère díarme. Díailleurs, nous níavons rien contre lui, il est libre.»

Quant à líotage désormais libre, son vúu ardent est de retrouver sa famille puis de síoccuper de sa santé. «Je níai pas grand-chose à dire aujourdíhui. La seule chose que je peux vous dire, cíest que je vais díabord voir ma santé et je me réjouis de rencontrer ma famille.», a déclaré le Lieutenant Konzi.

 


© La Voix de l'Amérique
Rappelons que le dimanche 12 octobre dernier, un groupe des FACA, exaspérés par les exactions des Anti-balaka sur la population civile du 6ème arrondissement de Bangui, a lancé un assaut contre les Anti-balaka qui ont été mis en déroute au quartier Pétévo. Un jour après la confrontation militaire, le Lieutenant Juste Konzi a été aperçu dans un véhicule dans la banlieue sud-ouest de la capitale centrafricaine. Cíest alors quíil a été capturé par les Anti-balaka. Les ravisseurs accusent líotage díavoir été le maître à jouer de líassaut des FACA.

Du côté de la hiérarchie militaire des FACA, aucune déclaration nía été enregistrée. Igor Lamaka, porte-parole des Anti-balaka parle díune initiative unilatérale de la milice.

La Centrafrique a renoué depuis le 7 octobre dernier avec les violences intercommunautaires opposant musulmans et chrétiens du pays par milices interposées. Anti-Balaka (milice chrétienne) et Séléka (milice musulmane) se sont entretués pendant une année avant de signer en juillet dernier un accord de cessation des hostilités. Un gouvernement de large ouverture a également été formé avec à sa tête, pour la première fois dans líhistoire du pays, un premier ministre musulman.


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