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Bangui: les conducteurs de taxis et bus demandent l’ouverture des stations-services

Après avoir levé le mot d’ordre de grève et demandé également plus de sécurité dans l’exercice de leur travail

 

Les conducteurs des taxis et bus viennent de lever l’arrêt de travail, qu’ils avaient observé depuis le mercredi 8 octobre 2014 suite à l’agression d’un taximan. L’annonce a été faite à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire à la bourse de travail à Bangui. «La base vient de décider de lever ce mot d’ordre d’arrêt de travail et que la reprise doit être effective dès cet après-midi», a déclaré Réné Pierre Sokambi, secrétaire général du syndicat des conducteurs de taxis et bus. Selon le syndicaliste, les conducteurs des taxis et bus ont demandé au gouvernement de prendre des dispositions pour que les conducteurs puissent travailler dans la sécurité. «Nous lançons la balle dans le camp du gouvernement par rapport aux barricades et à l’ouverture des stations-services», a-t-il dit.

 


© EUFOR-RCA mission
image d'illustration
Les conducteurs des taxis et bus ont promis de saisir officiellement le gouvernement dès lundi pour un préavis de grève de 8 jours où ils vont énumérer les points soulevés dans la base. «[i Pendant cette période, les conducteurs ont décidé de réduire les heures de travail pour des raisons de sécurité)», ajoute le secrétaire-général du syndicat des taxis et bus. «Nous profitons pour dire à nos patrons que dorénavant, les taxis et bus vont sortir à 6h00 pour garer à 18h00 et ils vont verser 10 000 FCFA et les bus vont verser 20 000 FCFA, comme mesure préventive», a fait savoir Réné-Pierre Sokambi.

Réné-Pierre Sokambi a précisé que l’homme qui a été tué au KM5 n’était pas un taximan, sinon une personne qui détient un permis de conduire. «Notre collaborateur a été blessé et conduit avec ses clients à l’hôpital pour des soins». La nouvelle de la mort d’un taximan au KM5 avait créé la panique au sein des conducteurs des taxis et bus, qui ont par la suite cessé le travail.

L’appel du PM Kamoun
A cause de ce mot d’ordre de grève de la part des chauffeurs de taxi et de bus, l’appel du Premier ministre Mahamat Kamoun n’a pas pu être couronné de succès. En effet, tôt dans la matinée de ce lundi 13 octobre, il a appelé ses concitoyens, tant du secteur public que du secteur privé, à reprendre leur travail après les violences meurtrières de la semaine dernière à Bangui, à la suite desquelles les habitants ont préféré rester terrés chez eux. « Je lance un appel aux travailleurs tant du secteur public que du secteur privé de prendre le chemin du travail dès lundi 13 octobre 2014. Cet appel s'adresse également aux banques, aux entreprises et à l'administration», a demandé le Premier ministre, dans un message diffusé le week-end par la radio nationale.

Dans le même discours, il a annoncé que la présidente Catherine Samba-Panza allait entamer des discussions avec les forces vives en vue de parvenir à une gestion apaisée de la transition. «La présidence de la République va engager des séries de rencontres avec l'ensemble des forces vives de la nation afin de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l'histoire politique de notre pays par l'organisation des élections», a-t-il dit.

Pour sa part, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Bangui, Ghislain Grézénguet, a indiqué, dans un communiqué publié le week-end, qu'une enquête avait été ouverte sur les violences meurtrières de la semaine dernière à Bangui.

 



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