Archive

Centrafrique: la présidente Samba Panza a rencontré les anti-balaka

Líentrevue laissait espérer une décrispation après plusieurs jours de violences à Bangui qui ont fait une dizaine de morts

 

Il est apparu lors de la rencontre de la présidente avec les anti-balaka qu'il y a eu des malentendus. Aujourd'hui, on peut dire que sa rencontre avec les anti-balaka a permis de lever ces malentendus, a relevé la porte-parole Marie Antoinette Montaigne Moussa à la radio nationale. De ce qu'ils ont pu lui dire, on peut s'attendre à ce que la décrispation arrive progressivement dans les prochains jours. Et que le pays retrouve un peu de répit, pour que le peuple commence à vivre et à vaquer à ses occupations, a ajouté la porte-parole. Mme la présidente espère que anti-balaka obtiendront de leur base la levée des barricades érigées à Bangui afin que les activités reprennent le week-end et que lundi, les administrations puisse rouvrir, et les activités économiques reprendre dans le pays.

 


© Droits réservés
Mme Catherine Samba-Panza
De source proche des anti-balaka, ces derniers ont été bien reçus par la présidente à qui ils ont transmis cinq revendications majeures. Ils n'exigent plus directement la démission de la présidente mais ils réclament celle du gouvernement, la libération de leurs responsables actuellement sous les verrous, l'arrêt de la traque de leurs hommes, la réintégration de leurs membres qui ont été révoqués de la fonction publique et l'application de l'accord de fin des hostilités signé à Brazzaville en juillet. Mme Montaigne a qualifié ces revendications de demandes difficiles pour la transition, l'exécutif provisoire chargé de sortir la Centrafrique de la crise.

Les milices anti-balaka avaient demandé il y a quelques jours, le départ de la présidente Samba Panza, lui reprochant de n'avoir pas su répondre aux attentes des Centrafricains et évoquant le détournement présumé de plusieurs millions de dollars donnés en liquide par le gouvernement angolais.

Des violences ont éclaté mardi, 07 octobre à Bangui, faisant au moins 10 morts en quatre jours --dont un Casque bleu pakistanais-- et des dizaines de blessés, notamment dans des accrochages entre anti-balaka et forces étrangères (françaises, européennes et onusiennes). Le calme était dans l'ensemble revenu, mais des échanges de tirs étaient encore signalés à une dizaine de kilomètres au nord de la capitale, le samedi, 11 octobre.

 



Commentaire


Retour en haut