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Centrafrique: les ex-Séléka rejettent leur départ de Bambari

Les ex-rebelles refusent de quitter Bambari (centre) où ils ont érigé leur état-major depuis plus de six mois après leur départ de Bangui, capitale du pays

 

Une délégation officielle venue de Bangui comprenant des responsables institutionnels centrafricains, l'ambassadeur de France, les dirigeants de la force française Sangaris et de la Mission intégrée multidimensionnelle pour la stabilisation en RCA (MINUSCA), a eu une rencontre de six heures avec la direction de la Séléka mercredi à Bambari, au terme de laquelle celle-ci a reçu un message de la présidente de transition exigeant son départ de cette ville. Le message remis par Jean Jacques Démafouth, ex-chef rebelle actuellement ministre conseiller à la présidence de la République, a suscité une vive réaction du général de brigade Joseph Zoundéko et de ses collaborateurs de l'état-major de l'ex-coalition rebelle qui, dans un communiqué publié aussitôt après, accusent le gouvernement en place à Bangui de "remuer le couteau dans la plaie en exigeant le départ des ex-Séléka de Bambari".

 


© UNMINUSCA
D'après un communiqué de l'état-major de l'ex-mouvement armé, ils rejettent cette demande de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, car elle vise à "parfaire leur mission macabre d'épuration de la communauté musulmane par les anti-Balakas", milices dites d'autodéfense proches de l'ex- président François Bozizé, accusées d'avoir massacré plus de 300 Centrafricains de confession musulmane lors de leur offensive contre les positions des ex-Séléka en décembre 2013 à Bangui. "Face à cette politique sournoise et devant l'incapacité notoire dont ont fait montre la présidente et son gouvernement à rétablir la paix et la sécurité à Bangui et sur toute l'étendue du territoire, et de réconcilier les communautés musulmanes et chrétiennes meurtries depuis plus de dix mois par une guerre fratricide, l'état-major des forces républicaines ex-Séléka demande simplement la démission de la présidente de transition et de son gouvernement", souligne le communiqué

Par la même occasion, les ex-Séléka, qui clament leur volonté díúuvrer au retour de la paix dans leur pays après dix mois de pouvoir désastreux entre mars 2013 et janvier 2015 consécutif à la chute du régime de François Bozizé, réclament "la réélection d'un nouveau président, en application des dispositions de la Charte constitutionnelle".

 



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