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Bangui: la capitale paralysée à la suite d'une manifestation au Km5

La circulation a été perturbée dans une partie de la capitale centrafricaine à la suite des manifestations engendrées par le décès d’un taximan et celui d’un ex Séléka à Gobongo

 

A la suite de la mort d’un des leurs, poignardé par une partie de la communauté musulmane en colère, les conducteurs des taxis ont suspendu leurs activités. Ils ont barricadé les avenues Boganda, Martyrs et Koudoukou. A l’origine de l’incident, la mort d’un ex-Séléka lynché le mardi, 07octobre, par une foule dans le 4ème arrondissement de Bangui. Certains musulmans du km5 en colère, ont mis sur un pousse-pousse le corps calciné de la victime à destination du siège de la Minusca. Selon Roger Ndagouma, conducteur de taxi «c’est sur la route qu’ils ont croisé le taximan et qu’ils l’ont poignardé à mort».

 


© Diaspora Multimédia & Audiovisuel
La même source dénonce la nonchalance du pouvoir: «Les autorités en place ainsi que la communauté internationale nous demandent de faire la paix, et de mettre en avant la cohésion sociale. Mais du côté de nos frères musulmans ce n’est pas encore le cas. C’est parce que le pouvoir est faible que ces comportement continuent». Des kiosques qui se trouvent proche du siège de la Minusca ont été détruit par les manifestants musulmans. Certains habitants se disent mécontents de la réaction des casques bleus, qui sont restés passifs face à la destruction de ces kiosques par certains jeunes musulmans.

Dans les quartiers BEA-Rex, Kpéténé, Yakité, Sara et Castors, la population est en débandade. Corine, une habitante du quartier Kpéténé dans le 6ème arrondissement, explique qu’elle ne peut pas supporter ou encore résister aux exactions que font les musulmans actuellement. «Je n’en peux plus, ils ont brûlé des maisons et tué des innocents. Je quitte pour trouver refuge ailleurs», a dit cette dernière.

Un des leaders des manifestants du Km5, joint par RJDH, a expliqué que la mort du taximan est due au débordement de la foule. «C’était au départ un mouvement pacifique. Le jeune taximan a été tué par des gens qui n’ont pas suivi le mot d’ordre. C’est parce que nous sommes intervenus que les passagers n’ont pas été touchés. On les a protégés. C’était un effet de foule». Ce leader nie l’implication des manifestants du Km5 dans le pillage des kiosques. «Après cet évènement, nous avons pris des précisions pour tout éviter. Les manifestants n’ont rien pillé» a-t-il noté.

Cette situation a paralysé les activités dans la capitale Bangui. Les 3èmes, 6ème et 2ème arrondissements sont encore sous tension. Au niveau des hôpitaux, aucun cas n’est enregistré actuellement. Mais certaines sources proches du Km 5, disent qu’il y aurait des morts et des blessés dans le secteur.

 



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