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Centrafrique: la France appelle à une bonne «gouvernance financière»

La conseillère Afrique de l’Elysée vient d’achever un séjour marathon en terre centrafricaine, au cours duquel, elle a rencontré les autorités de la Transition et les Forces vives

 

Lors de sa visite éclair de 24 heures, à Bangui, Mme Hélène Le Gal, conseillère Afrique du président français François Hollande a rencontré la présidente de transition Catherine Samba Panza, mais aussi des responsables politiques et religieux et les partenaires internationaux de la Centrafrique. Lors de sa conférence de presse à l’ambassade de France à Bangui, elle a estimé que la gouvernance financière était un chantier "important" pour les autorités de transition en Centrafrique, après la disparition présumée de fonds donnés par l’Angola. "L’un des chantiers (…) important pour les autorités de la Centrafrique, c’est celui de la gouvernance financière. Comme (…) l’Etat centrafricain n’a pas beaucoup de recettes propres, ni importantes, il y a beaucoup d’argent qui vient des bailleurs de fonds", a déclaré Mme Le Gal. Et d’ajouter, qu’"il y a une exigence de ces bailleurs de fonds à propos de l’utilisation de ces fonds. Il faut qu’il y ait une attention grande qui soit portée à toutes ces questions-là, afin de garder l’intérêt des bailleurs sur la durée", a-t-elle prévenu.

 


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Mme Helène Legal
Le magazine Jeune Afrique avait affirmé fin septembre qu’une partie des 10 millions de dollars en liquide donnés par l’Angola avaient disparu dans la nature, suscitant notamment l’inquiétude des bailleurs de fonds internationaux. Et Mme Legal de préciser qu’"il va y avoir prochainement une mission du FMI (Fonds monétaire international) en Centrafrique. Ce sera l’occasion d’examiner la gouvernance financière, pour que les critères bien définis soient respectés". A cela, la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a répondu de ne pas se lancer dans des accusations hâtives, ajoutant qu’elle apporterait des détails "le moment venu" sur la destination de ces fonds.

Préparer les élections de 2015
La conseillère Afrique de l’Elysée a également souhaité que l’agenda de la transition soit respecté, des élections devant être organisées début 2015 pour mettre un terme à la crise. "Il faut préparer les élections et il faut que ces élections se tiennent (…) Il y a un recensement qu’il va falloir faire sur des listes qui restent des dernières élections et voir en profondeur les personnes qu’il faut inscrire et tenir compte aussi des personnes réfugiées à l’étranger", a-t-elle poursuivi. Pour cela, a souligné Mme Le Gal, il faut permettre "le retour des autorités là où la sécurité le permet", notamment les préfets, sous-préfets, magistrats et gendarmes, "pour manifester le fait que les autorités reprennent pied à l’intérieur du pays".

A propos de la situation sécuritaire à Bangui, "il y a des progrès qui ont été faits (…) Je vois bien que la ville a changé, qu’aujourd’hui la vie reprend", a noté Mme Le Gal, dont la dernière visite remontait au mois de février. "Mais il y a encore beaucoup d’enjeux de sécurité ailleurs, en province. Il y a des endroits où il y a des tensions qui sont très vives, a-t-elle souligné.

 



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