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Centrafrique: accrochage entre Antibalaka et líarmée camerounaise à Beleko

Ces affrontements seraient dus à la bastonnade díune femme centrafricaine par les éléments de líarmée

 

Des Anti-Balaka et des éléments de la Brigade díIntervention Rapide(BIR) du Cameroun se sont affrontés le dimanche 05 octobre à Beleko, ville centrafricaine frontalière avec le Cameroun. Ces affrontements seraient dus à la bastonnade díune femme centrafricaine par les éléments de líarmée camerounaise. Selon les témoins joints par le RJDH, la femme centrafricaine a été interpellée et battue par des éléments de la Brigade díIntervention Rapide(BIR) camerounaise de garde dans la journée de dimanche. «Cíest ce qui a poussé des jeunes centrafricains a la révolte contre ces éléments de la BIR», a rapporté un autre témoin.

 


© UNMINUSCA
Díautres sources contactées, affirment avoir vu des éléments Anti-Balaka échangés des tirs avec la Brigade díIntervention Rapide le dimanche. «Il y aurait eu un mort côté camerounais et des blessés côté centrafricain, lesquels blessés seraient actuellement à líhôpital de Baboua», a signalé cette source.

Pour le moment, la population de Beleko et de Baboua est clouée chez elle suite aux détonations díarmes, selon le 2e Adjoint au maire de la ville de Baboua, M.Benjamin. «Les activités sont pour líinstant totalement paralysées. La population est prise entre deux feux. Les forces camerounaises et les Antibalaka sont à lí origine des multiples tracasseries routières. Une situation qui rend de plus en plus difficile la vie de la population de la région», a constaté ce responsable municipal.

Ce matin, des casques bleus ont tenté vainement de calmer les deux parties en conflit. «Les deux parties ne veulent pas céder. Cíest pourquoi, la tension est toujours vive», a dit un habitant de Beleko. Les autorités des deux pays níont pas encore réagi sur cette affaire. La route principale entre la Centrafrique et le Cameroun a été jusque-là, la seule route sécurisée dans le but de ravitailler la capitale Bangui lors de la crise. Des multiples cas de tracasseries liés aux présences des forces en présences ont été signalés ces derniers temps.

 



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