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RCA: le parlement veut auditionner le gouvernement

Le Conseil National de transition entend convoquer le gouvernement à la suite de la «disparition» d’un quart du don 10 millions de dollars octroyé par l’Angola à la Centrafrique.

 

Le Président du Conseil national de Transition en Centrafrique (CNT), Ferdinand Alexandre Nguendet, a annoncé, l’audition prochaine du gouvernement dans « l’affaire du don angolais », de 10 millions de dollars octroyé en mars à la RCA et dont un quart a disparu, d’après des révélations récentes de l’hebdomadaire Jeune Afrique. S’exprimant à l’occasion de l’ouverture de la session budgétaire du parlement de transition à Bangui, Nguendet a déclaré que «le don angolais dont on évoque la mauvaise gestion est une question à éclaircir afin de laver tout soupçon de prédation qui pèse sur le pouvoir exécutif.»

 


© photos/information_binuca
Aucun commentaire n'a pu être recueilli auprès du gouvernement au sujet des déclarations du chef du Législatif. « Le Conseil va auditionner tout le Gouvernement sur le sujet car, me semble-t-il, il n’y a rien à cacher au peuple. Celui-ci a le droit de connaitre la vérité sur les moyens gracieusement mis à la disposition de notre pays par les partenaires et pays frères ainsi que de la gestion qui en résulte », a-t-il affirmé. « L’éclairage qui découlera de cette audition sera porté à la connaissance de l’opinion publique », a-t-il conclu.

Dimanche dernier, le magazine Jeune Afrique, établi à Paris, a révélé le scandale financier lié à la gestion opaque du quart du don angolais. Le magazine écrivait, notamment : "Anomalie et une question évidente : quid de la seconde moitié de la seconde tranche, soit l’équivalent de 1,132 milliard de F CFA, (plus de 2 millions USD) un pactole à l’échelon centrafricain ?", interroge l'hebdomadaire.

" Pressée de questions par le FMI, qui a eu vent du don, et par la présidence angolaise, qui apprécie peu cette ‘’disparition’’ d’une partie du magot, Catherine Samba-Panza (La présidente centrafricaine) charge son directeur de cabinet, Joseph Mabingui, de réagir. En guise de réponse, ce dernier confectionne un tableau daté du 14 juillet 2014, dans lequel il est ‘’expliqué’’ que l’argent manquant a été utilisé sous forme de ‘’ fonds politiques’’ et réparti entre le Premier ministre de l’époque, André Nzapayeké, la présidente et des chapitres aux intitulés aussi vagues (‘’ composantes de la société civile’’, ‘’assistance sociale et humanitaire’’, ‘’actions gouvernementales’’…) qu’incontrôlables », peut-on encore lire dans les colonnes du "Jeune Afrique". La révélation a soulevé un véritable tollé en RCA au point d’amener le président du CNT à radicaliser le contrôle de l’action gouvernementale.

 



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