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Marcel Diki Kidiri: appel à la communauté internationale

En prélude au prochain dialogue intercentrafricain, le Pr. souhaite un appui à dissolution et la refondation du CNT en RCA

 

Le Professeur Marcel Diki Kidiri, membre du Cercle de Réflexion des Intellectuels Centrafricains a lancé un appel à líendroit de la communauté internationale pour quíelle appuie le processus de la dissolution et de la refondation du Conseil National de Transition. Pour cela, il a donné une conférence de presse à Bangui pour un relai de sa cause par les médias. « Nous savons quíà Malabo, les chefs díEtats de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de líAfrique Centrale) avaient déjà pris la décision de réorganiser le CNT. Seulement, cette décision est restée jusquíà présent lettre morte », a clamé le Pr Diki Kidiri. Díoù pour lui líurgence díen arriver là.

 


© acap-info
Le Pr Diki Kidiri
Pour se défendre, le Pr Diki Kidiri a évoqué « líanachronisme du CNT, institution désormais incapable non seulement de représenter le peuple centrafricain mais encore moins incapable de le protéger ». « 46 conseillers sur 135 ne siègent pas au CNT mais sont payés à hauteur de 40 millions de francs CFA par mois. Ce qui grève gravement la masse salariale au CNT, síil faut ajouter à cela le pléthore des parents, amis et connaissances à la solde du président de cette institution », a expliqué le Pr Diki Kidiri.

Pour Diki Kidiri, le forum intercentraricain de réconciliation sera un évènement si important quíil faut dissoudre líactuel CNT et le refonder sur la base des représentations sous-préfectorales. Si la République Centrafricaine compte soixante-douze sous-préfectures, il ne fait de doute, il y aura 216 conseillers nationaux, à raison de trois par sous-préfecture. « A ce rendez-vous, il sera hors de question que seules les populations aillent se congratuler avec díanciens tueurs », síest écrié Diki Kidiri.

Prendre en compte líavis des Centrafricains de tous les coins de la République Centrafricaine signifie pour le Pr Diki Kidiri « dissoudre le CNT et le refonder ». Cíest à cette condition que le peuple serait mieux représenté « afin de contribuer aux discussions préparatoires du forum intercentrafricain de réconciliation en vue de rédiger la nouvelle Constitution et définir nouvelle manière díorganiser le pays, les institutions, en un mot réorganiser líEtat pour mieux partager le pouvoir et les richesses ».

 



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