Archive

RCA: où en est la réforme de l'armée?

Au lendemain de son élection à la tête de la transition politique de son pays, la présidente Catherine Samba Panza a fait de la réforme des FACA, son cheval de bataille

 

En République centrafricaine, les casques bleus ont pris le relais de la force de l'union africaine, épaulés par des unités du Maroc, du Pakistan et du Bangladesh. Mais où en est-on avec la réforme de l'armée du pays?

Au lendemain de son élection à la tête de la transition politique de son pays, la présidente Catherine Samba Panza a fait de la réforme des FACA, les Forces armées centrafricaines son cheval de bataille. Mais plus de six mois après, les réformes envisagées ont-elles été concrétisées ? Le journaliste français et spécialiste de l'Afrique centrale Antoine Glaser n'en est pas convaincu.

 


© UNMINUSCA
«Quand il y avait eu des opérations de maintien de la paix des nations-Unies dans des pays comme le ´Mali, il s'en est suivie une restructuration de l'armée locale : formation de bataillon pour aller vers la reconstitution de l'Etat. Alors que là, en ce qui concerne la RCA, on a l'impression que l'essentiel de l'armée centrafricaine est dans la nature. On ne voit absolument pas de reconstruction d'une armée digne de ce nom. Il n'y a même pas de bataillon. L'armée centrafricaine est quasiment inexistante. Malheureusement, même du temps de François Bozizé, c'était une armée qui était une garde prétorienne.»

Il est donc nécessaire que ce pays se dote d'une armée forte, structurée et nationale. Car jusqu'à là en Centrafrique, les différents régimes qui se sont succédés à la tête de l'Etat ont entretenue la Ď'clanisation'' de cette armée, en y recrutant uniquement des gens de leur région. Or, ce qu'il faut maintenant aux FACA, c'est une professionnalisation.

 



Commentaire


Retour en haut