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Centrafrique: Amnesty international lance une nouvelle plate-forme internet

LíONG internationale se dit préoccupée du fait que la République Centrafricaine ait été oubliée par tous, y compris la communauté internationale

 

L'Amnesty international entend consacrer un sujet interactif sur la République centrafricaine, permettant ainsi à la communauté internationale de mieux comprendre la situation sur place. Líorganisation initiatrice de ce projet, dite : « líAmnesty Stories » a fait savoir que ce pays a été longtemps oublié par la communauté internationale. Près de 2 ans après le début de la crise, la Centrafrique n'a toujours pas réussi à trouver le chemin de la paix. Les affrontements entre partisans de l'ex-Seleka et anti-balaka se poursuivent dans plusieurs provinces du pays. À la veille du déploiement des forces de l'ONU, Amnesty international consacre un dossier sur la Centrafrique, diffusé sur sa toute nouvelle plate-forme internet "Amnesty Stories" et dans laquelle le site internet "Le Nouvel Observateur" est partenaire.

 


© journaldebangui.com
La page d'accueil du site internet d'Amnesty International
Ce numéro d'Amnesty Stories síarticule autour de líexpertise de l'ONG, du travail pluriel des journalistes, envoyés spéciaux et correspondants des rédactions partenaires, et de photojournalistes. « Les travaux de William Daniels et de Michaël Zumstein, photographes qui se sont régulièrement rendus en RCA depuis le début du conflit, viennent renforcer le récit », a expliqué l'organisation internationale. Interactivité, repères historiques, diaporama, archives de presse, cartes, tout ceci a été pensé pour aider à comprendre ce pays où prédomine la haine et l'incapacité à vivre-ensemble.

La crise qui secoue la Centrafrique nía pas laissé indifférentes les sensibilités humanitaires. « Au cours des huit années de mandat en tant que Haut-Commissaire, la situation en RCA m'a causé beaucoup díangoisse, que mon récent voyage dans le pays. J'ai été profondément choqué par la barbarie, la brutalité et l'inhumanité qui caractérisent la violence présente dans le pays », s'alarmait déjà le 6 mars 2014, Antonio Guterres, Haut- Commissaire des Nations unies pour les réfugiés.

LíONG internationale se dit, quant à elle, préoccupée du fait que longtemps, la République Centrafricaine a été oubliée par tous, y compris la communauté internationale. Ce n'est qu'en mars 2013 que ce pays d'Afrique centrale a attiré líattention de la communauté internationale, alors quíelle a connu de multiples crises ces dernières décennies. Le dernier coup d'État, le énième du genre, mené par les rebelles de la Seleka, majoritairement musulmans et originaires du nord-est du pays, une région abandonnée par les régimes qui se sont succédé à la tête du pays, a remis en marche le cycle de violences. Díaprès líorganisation internationale líAmnesty, tout cela se passe avec l'intérêt de la communauté internationale.

Tiras Andang et Fiacre Kombo / adiac-congo.com

 



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