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Centrafrique: le gouvernement envisage de remobiliser quelques 7.500 ex-soldats

Un chantier pour lequel les autorités de Bangui plaident pour l'assouplissement de l'embargo sur les armes imposé depuis 2013 par les Nations Unies

 

Environ 7.500 membres des ex- Forces armées centrafricaines (FACA) devront être remobilisés en marge de la restructuration des forces de défense et de sécurité nationales envisagée pour le redressement du pays après la crise, un chantier pour lequel les autorités de Bangui plaident pour l'assouplissement de l'embargo sur les armes imposé depuis 2013 par les Nations Unies. La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba- Panza, qui prendra part à la prochaine Assemblée générale de l'ONU à la fin du mois, a déclaré vouloir profiter de ce voyage pour faire du plaidoyer et du lobbying en faveur de son pays en quête de normalisation. "Je pense que je peux expliquer à la communauté internationale que nous avons sur les bras 7.500 FACA qui ne sont pas utilisées. C'est un danger d'avoir des militaires frustrés qui ne sont pas utilisés. C'est vrai qu'il faut refonder l'armée. La refondation de l'armée est un processus, parce que pour rendre notre armée républicaine, il faut se mettre aux standards habituels des armées partout dans le monde", a-t-elle déclaré dans une récente interview.

 


© UNMINUSCA
Le gouvernement envisage de remobiliser quelques 7.500 ex-soldats
Pour la présidente de transition cependant, "en attendant le processus de refondation, il faut utiliser les hommes que nous avons. Il faut les utiliser pour les travaux de développement, il faut réhabiliter leurs casernes, il faut s'occuper de leur formation, il faut s'occuper d'un certain nombre de choses. Nous avons commencé à mettre en place un programme de formation des FACA pour les mettre à un certain niveau".

Avec l'appui des partenaires internationaux, les autorités de Bangui tentent de réaliser un Programme d'urgence pour la relance durable sur trois ans, 2014-2016. Parmi les axes d'intervention prioritaires identifiés, un montant de 291,04 milliards de francs CFA (582,08 millions de dollars) a été évalué pour la restauration de la sécurité,de la paix et le renforcement de la gouvernance et de l'Etat de droit. Une bonne partie de ces fonds est consacrée au rétablissement des forces de défense et de sécurité conventionnelles (FACA, police nationale, gendarmerie nationale), pour un total de 206,24 milliards de francs CFA (412,48 millions USD).

Ce projet devra tenir compte de l'incorporation au sein de líarmée centrafricaine d'ex-rebelles de la Séléka et de miliciens anti-Balakas retenus au terme du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) confié à un organisme autonome en voie de création. Pour l'heure déjà.

 



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