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RCA: désarmement et démobilisation de 256 ex-Séléka

La deuxième vague de cette opération concerne les ex-combattants originaires de Bambari et Bria (Centre-est)

 

Avec líappui de líOrganisation internationale des migrations (OIM), 256 ex-combattants Séléka cantonnés au camp de RDOT au quartier PK 11, à la sortie nord de Bangui, ont quitté la capitale centrafricaine à destination de leurs villes díorigine, a-t-on appris de source militaire. Il síagit de Damara(centre), Sibut(centre), Dékoua(nord), Kabo (nord), à bord de cinq véhicules affrétés par líOIM sous líescorte de la MISCA(Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine), a indiqué le Lieutenant Jean Norbert Yélékianiako, porte-parole du camp. «Il síagit díune opération de désarmement et de démobilisation volontaire. Les candidats à ce projet ont été retenus et formés sur des thématiques diverses liées à la cohésion sociale, à la paix et à la réconciliation. Au terme de cette série de séminaires de sensibilisation, chaque candidat au départ volontaire a reçu une somme de 10 000 Francs CFA (15 Euros)» a-t-il expliqué.

 


© aa.com.tr
Selon le Lieutenant Norbert Yélékianiako, la deuxième vague de cette opération aura lieu demain vendredi 5 septembre 2014 et concernera les ex-combattants originaires de Bambari et Bria (Centre-est). Depuis le départ de líex- président Michel Djotodia en janvier 2014, 2 000 ex-combattants Séléka, musulmans et chrétiens confondus ont été cantonnés sur trois sites à Bangui, à savoir le camp Beal, BSS et RDOT, en prévision díun programme de désarmement, démobilisation et réinsertion( DDR).La mise en place de ce programme a été retardée par le chaos politique et sécuritaire dans lequel a sombré le pays.

Les 200 millions de Francs CFA (400 milles Usd) affectés par les présidents de la CEEAC (Communauté Économique des États de líAfrique Centrale) pour la prise en charge de ces combattants volontairement cantonnés sont épuisés depuis le 5 juin dernier. Depuis une semaine les trois sites de cantonnement connaissent des tensions à cause de la dégradation des conditions de vie.

 



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