Archive

Bangui: une ministre refuse de démissionner malgré l’injonction de son parti

Mme Jeannette Dethoua est l’unique représentante de l’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT) au nouveau gouvernement

 

Mme Jeannette Dethoua, l’unique représentante de l’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT) a annoncé, jeudi, sa décision de rester au gouvernement du nouveau premier ministre Mahamat Kamoun malgré l’injonction faite par sa formation politique. «Je voudrais dire que j’ai reçu cette note de l’AFDT. Je me suis dit qu’il ne fallait pas répondre directement mais faire comprendre que la République est au-dessus de tout», a-t-elle déclaré jeudi aux médias. « Je vais travailler en tant que ministre de la réconciliation nationale et subir les conséquences», a-t-elle ajouté.

 

Mme Dethoua adopte ainsi la même position que Mahamat Taïb Yakoub, la personnalité Séléka qui s’est vu confier le portefeuille de ministre délégué à l’élevage qui a refusé d’obtempérer à l’injonction de la coordination politique du mouvement de quitter le gouvernement.

L’AFDT est la principale coalition des partis politiques de l’ancienne opposition au régime de François Bozizé. Elle compte sept formations politiques signataires de l’accord de cessation des hostilités. L’AFDT a demandé le retrait de sa représentante parce que « la composition du gouvernement n’a pas pris en compte ce qui est convenu avec les autorités lors des consultations préalables à la mise en place de ce gouvernement » a réitéré un militant de l’AFDT.

Interrogé sur les dispositions à prendre suite à la décision de Mme. Dethoua, Luc Guella, porte-parole du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l’un des sept partis constitutifs de l’AFDT dont est issue Dethoua a déclaré : « L’adhésion à un parti politique est libre et individuelle. Nous prenons acte de la décision de Mme Dethoua»

Notons que Dethoua qui a d’ores et déjà pris service mercredi dernier avant de rompre le silence sera en charge du département de la réconciliation nationale. En RCA, de 2010 à 2014, il y a eu quatre précédents où des personnalités politiques mandatées par leur base pour siéger au gouvernement ont fait défection.

 



Commentaire


Retour en haut