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Centrafrique: encore des morts pour rien!

«On comprend que la situation actuelle soit ingérable, mais lorsqu'on peut ôter la vie pour si peu, il y a de quoi redouter un lendemain de crise pas-qui-chante pour la Centrafrique»

 


© Autre presse
Décidément, la violence aveugle est devenue le moyen le plus usuel de régler les problèmes en République centrafricaine. Et cela au grand dam du respect de la vie humaine et de la tranquillité de ce pays dont les dirigeants d'hier et d'aujourd'hui ont toujours du mal à exorciser les vieux démons. Les affrontements qui ont fait des dizaines de morts et plusieurs blessés dans la ville de Bambari viennent de confirmer que les esprits et les mains n'ont désespérément pas encore désarmé.

Pour le tout nouveau gouvernement qui vient ainsi de subir son baptême de feu, il s'agit là d'une épreuve inutile de voir des fractions de l'ex-rébellion de la Séléka s'entretuer juste pour une histoire de contrôle de checks points. On comprend que la situation actuelle soit ingérable, mais lorsqu'on peut ôter la vie pour si peu, il y a de quoi redouter un lendemain de crise pas-qui-chante pour la Centrafrique.

Ces incidents meurtriers confirment que la question du désarmement reste entière et tout aussi dangereuse pour les initiatives de reconstruction et de réconciliation du pays. Le nouveau Premier ministre et son gouvernement ont donc du pain sur la planche. Le défi qui est le leur dans le cadre de la mise en úuvre des Accords de Brazzaville se révèle difficile à relever. Au regard des attentes, mais aussi des tensions au sein des groupes armés, il va falloir user d'une bonne pédagogie qui sache allier rigueur et compréhension pour parvenir au désarmement, gage de toutes autres actions en faveur de la résolution de la crise dans laquelle s'enfonce chaque jour, un peu plus, la Centrafrique.

 

 



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