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Centrafrique: Aucun observateur n'a mis les pieds dans les zones de rébellion

"Une expérience réussie de débrouille électorale" pour le quotidien «líHirondelle»

 

En ce lendemain díélections, la ville de Bangui a retrouvé une ambiance normale. Magasins et marchés ouverts, avenues animées, circulation retrouvée, reprise du travail. Et bien sûr, le principal sujet de conversation reste le scrutin de dimanche 23 janvier. On attend à présent les résultats que la CEI doit proclamer dans un délai de 8 jours conformément aux dispositions du code électoral. Pour le moment et comme indiqué, les résultats livrés par-ci par-là, notamment par la presse sont partiels et provisoires. On attend également les premières réactions des différentes missions díobservation. Il síagit notamment des Nations Unies, líUnion Africaine, líUnion européenne, líOrganisation internationale de la Francophonie, líInstitut électoral pour une démocratie durable en Afrique, EISA, la Communauté économique des Etats díAfrique centrale, CEAC etc. Il faut noter quíaucun observateur nía pu se rendre dans les zones où sévit la rébellion.

 


© cap
Des chars en stationnement
Líancien président du Burundi, Pierre Buyoya, chef de la mission díobservateurs de la francophonie, interrogé par la Radio, a révélé síêtre rendu dans la journée de dimanche à Sibut et à Damara et assisté au dépouillement dans certains bureaux de vote à Bangui. Il retient que tout síest déroulé dans le calme et avec une participation massive de la population. Il félicite le peuple centrafricain pour avoir répondu massivement à ces élections. Cíétait impressionnant et remarquable de voir la soif quíavaient les électeurs de remplir leur devoir de citoyen. On attend toujours de connaître le taux de participation du scrutin et on peut raisonnablement le situer dans une bonne moyenne. Cíest vrai que les listes électorales ont été un casse-tête. Cíest vrai que dans certaines zones marquées par líinsécurité, on nía pu voter difficilement ou alors il níy a même pas eu de vote, comme par exemple à la périphérie de Birao. On a vu presque partout, à Bangui comme dans les préfectures, les agents de la CEI intervenir en pompiers pour trouver des solutions à des situations inattendues. Et le gros titre du quotidien líHirondelle du lundi 24 janvier résume bien tout ceci. Il síagit díune «expérience réussie de débrouille électorale».

 



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