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RCA: des manúuvres pour compliquer la tâche du gouvernement de transition

La présidente de transition, Catherine Samba-Panza, a mis en garde les Centrafricains contre les manipulations qui s'organisent pour fragiliser les autorités

 

Soucieux de perpétuer leur logique de déstabilisation, ceux qui se réclament de la Séléka ou de la coalition formée autour du parti de l'ancien président Bozizé, ne se privent d'aucune entrave pour torpiller le processus de normalisation. Les affrontements ont opposé, avant-hier, deux factions de la Séléka et la décision d'un groupe de 7 partis politiques d'extraire leur représentant du gouvernement de transition en portent témoignage.

 


© aa.com.tr
Mme Catherine Samba-Panza
Au point où la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, a mis en garde les Centrafricains contre les manipulations qui s'organisent pour fragiliser les autorités. La République centrafricaine se situe, pourtant, à un tournant tel qu'il faut certainement aller au-delà des obstacles, pour privilégier l'intérêt supérieur de la nation. Dans un climat où l'insécurité perdure, et où les responsables politiques s'accusent mutuellement, rien de durable ne peut se construire ni pour un camp, ni pour l'autre encore moins pour la pérennité de l'Etat centrafricain.

Quelles que soient les rancunes, l'accord de paix signé le 23 juillet dernier à Brazzaville sous l'égide du médiateur, le président congolais Denis Sassou Nguesso, a tracé une voie qui ne peut conduire qu'à la normalisation pour peu que les différents acteurs veuillent l'appliquer. Cet accord prévoit, en effet, le cantonnement des groupes armés dans un délai raisonnable.

C'est dans ce sens que le recensement et le cantonnement des rebelles sont annoncés dans les prochains jours ainsi que le programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (D.D.R.) et le Forum pour la paix et la réconciliation nationales prévu à Bangui en octobre.

Ce forum se tiendra sous la forme des Etats généraux inclusifs rassemblant les autorités de transition, les groupes armés, les partis politiques, la société civile de même que les leaders traditionnels et religieux dans le but de consolider le processus de paix et permettre aux élections prévues, l'année prochaine, de se dérouler dans la sérénité.

 



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