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Bangui: plan de contingence du virus de la fièvre hémorragique Ebola

Selon le directeur de l’institut Pasteur de Bangui et le représentant de l’OMS en Centrafrique, il n’y pas jusque-là un cas confirmé de la fièvre hémorragique Ebola en RCA

 

La ministre de la santé publique et de la population Marguerite Samba-Maliavo a expliqué aux journalistes les stratégies de riposte relatives à l’Ebola mise en place par son département ministériel. C’était au cours d’une conférence de presse à Bangui. Selon le directeur de l’institut Pasteur de Bangui et le représentant de l’OMS en Centrafrique qui ont accompagné la ministre de la santé à cette conférence de presse, il n’y pas jusque-là un cas confirmé de la fièvre hémorragique Ebola en République Centrafricaine.

 


© Luis Encinas/MSF
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La ministre de la santé publique et de la population compte mettre à profit cette chance, afin de contenir le virus Ebola. «Le département de la santé a commencé à activer son système de veille épidémiologique conformément aux recommandations de l’organisation mondiale de la santé, en étroite collaboration avec le bureau pays de l’OMS, l’Institut Pasteur de Bangui et bien d’autres partenaires œuvrant en République Centrafricaine», a indiqué Marguerite Samba-Maliavo

Selon la ministre, les activités du comité permanant de surveillance épidémiologique, de préparation et de riposte épidémiologique ont été renforcées. «Un plan de contingence pour la riposte à la maladie a été développé avec l’appui de l’OCEAC. Ce plan comporte trois grands axes : la gestion de la période pré-épidémique, la gestion de la prise en charge en période épidémique et la mobilisation sociale. Il est important de préciser qu'à ce jour, aucun cas du virus Ebola n’a été notifié en République Centrafrique», a-t-elle déclaré.

La présence du virus d’Ebola en République Démocratique du Congo, pays frontalier avec la République Centrafricaine interpelle les organisations en charge de la santé. «Nous restons vigilants et nous suivons de près l’évolution de la situation au regard des dispositions prises par les autorités congolaises pour contenir l’épidémie dans la zone ouest de l’équateur qui fait frontière avec République Centrafricaine. Nous avons identifié 19 points de contrôles sur toute la frontière fluviale avec ce pays. Ces points de contrôles vont être renforcés sur le plan du contrôle sanitaire. Le coût de ce contrôle s’élève à 71 millions de franc CFA et sera présenté au gouvernement et aux partenaires d’ici à la fin de la semaine pour la mobilisation des ressources nécessaires».

Une dizaine de personnes venues des pays affectés par la fièvre hémorragique Ebola ont passés des contrôles sanitaires à Bangui. Leurs examens se révèlent négatifs d’après le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, Emanuel Yandeko.

 



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