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RCA: la Séléka décide de boycotter le gouvernement

Après la formation du gouvernement de Mahamat Kamoun, la Séléka a demandé aux ministres qui siègent en son nom de se retirer ou de faire cavalier seul

 

Des ex-Séléka dans le gouvernement
En dépit de ses menaces de boycott, l'ex-Séléka est finalement représentée au gouvernement de Mahamat Kamoun par trois ministres: Arnaud Djoubaye Abazène, proche de Djotodia, aux Transports; Abdallah Kadre Hassane aux Postes et Télécommunications et Mahamat Tahib Yacoub à l'Elevage. Cependant, son porte-parole du bureau politique, Habylah Awal a déclaré que la Séléka n'avait mandaté personne à ce gouvernement et quíelle nía toujours pas été consultée par la présidente de la République, Catherine Samba Panza. En effet dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le groupe armé se dit «scandalisé par la diffusion de la liste des membres du gouvernement comportant les noms de trois de ses hauts cadres. Pourtant, le Bureau Politique n'a jamais été consulté et n'a pas remis une quelconque liste à cet effet». D'après le texte signé de Habylah Awal, porte-parole du bureau politique, il est en conséquence demandé «à ces cadres (...) de remettre sans délai leur démission».

 


© abangui.com
Le porte-parole Habylah Awal, de l'ex-séléka
Le porte-parole Habylah Awal a ajouté que la Séléka réclamait le respect de la déclaration de Ndjamena : « Nous avons donné notre parole et nous líavons respecté. Le chef Djotodia a accepté de partir. Nous avons rempli notre part du contrat. Nous pensons quíil est aussi de notre responsabilité de dire la vérité à Catherine Samba Panza pour quíelle revienne à la raison et quíon accepte de respecter cet accord ».

Gouvernement pléthorique
De son côté, le coordonnateur du groupe de travail de la société civile, Gervais Lakosso a taxé de pléthorique le nouveau gouvernementale, composé de trente et un membres. Selon lui, la taille ainsi que la composition de líéquipe gouvernementale pose un problème : «On a toujours suggéré qu'un gouvernement de large ouverture níétait pas convenable vue la situation actuelle, pour des raisons financières et des raisons stratégiques. Souvent, chaque bord envoie des personnes sans tenir compte de leurs profils, et souvent ça devient un casse-tête pour le premier ministre et le chef de líEtat. Cela contribue à bloquer la machine».

Le coordonnateur du groupe de travail de la société civile a rappelé que l'objectif du nouveau gouvernement est díorganiser les élections en 2015. Níétant pas un gouvernement normal avec un programme politique à exécuter, la Société civile attend de lui quíil accélère le processus du retour à la légalité constitutionnelle.

De leurs côtés, les miliciens anti-Balakas, partisans de l'ex- chef de l'Etat François Bozizé renversé par la Séléka, comptent deux représentants dans le nouveau gouvernement d'union nationale et de transition, dont Jacob Désiré Ngaya, ministre délégué aux Finances. Aucune réaction officielle n'a encore été publiée par líorganisation. «Pour le moment, au niveau de notre coordination on observe encore», s'est limité à réagir son porte-parole Brice Namsio, joint par Xinhua.

Voici le communiqué du Porte-parole de la Séléka

 



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