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RCA: des concertations avec le médiateur Sassou pour un gouvernement

La délégation des leaders convoqués est conduite par le président du Conseil national de transition (Cnt) centrafricain, Alexandre Ferdinand N’Guedet

 

La Radio-Congo annonce que la délégation centrafricaine composée des représentants des partis politiques, de la société civile, du Conseil national de transition (Cnt), des ex-Séléka et des anti-Balaka, a été reçue hier mardi, 19 août, à Brazzaville par le chef de l’Etat congolais, médiateur international de la crise en République centrafricaine (Rca). Des conciliabules en perspective de la formation du nouveau gouvernement centrafricain. Conduite par le président du Conseil national de transition (Cnt) centrafricain, Alexandre Ferdinand N’Guedet, cette délégation regroupe les délégués des parties signataires des accords de cessation des hostilités de Brazzaville conclus le 23 juillet dernier à l’issue d’un forum sur le dialogue et la concertation en Rca.

 


© lesdepechesdebrazzaville.fr
Alexandre Ferdinand N’Guedet chez le médiateur Sassou
«Depuis le dernier forum qui a eu lieu à Brazzaville, nous avons décidé de porter un recadrage au niveau de la transition, notamment au niveau de l’exécutif. C’est en cela que nous avons obtenu la démission de l’ancien Premier ministre, André Nzapayeké. Après la démission de l’ancien Premier ministre, un autre compatriote a été nommé au poste de Premier ministre», a indiqué M. N’Guendet. Selon le président du Cnt centrafricain, il n’y a pas eu de consensus sur la nomination du nouveau Premier ministre, Mahamat Kamoun, qui a remplacé André Nzapayéké, démissionnaire à la suite des travaux du forum de Brazzaville. Il a expliqué que certains hommes politiques centrafricains avaient jugé opportun de rencontrer le médiateur international pour ‘’le consensus autour d’un Premier ministre qui peut avoir, non seulement la confiance du peuple centrafricain, mais aussi de la communauté internationale qui nous accompagne depuis le début de cette crise’’.

Déjà deux concertations pour un remaniement
Depuis lors, chacune des entités représentées rencontre individuellement le médiateur. Les absents de Brazzaville du mois de juillet, ont fait le déplacement cette fois-ci. Il s’agit pour le médiateur Denis Sassou N’Guesso et la délégation centrafricaine de tout faire pour parvenir à un accord pour la formation d’un gouvernement qui fasse l’unanimité de tous notamment les ex-Selékas et les anti-balakas afin de relancer le processus de transition dans ce pays qui semble bloqué depuis la nomination de l’actuel premier ministre Mahamat Kamoun qui a du mal à se choisir une équipe. La présidente de la transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, qui était l’hôte du président Sassou N’Guesso lors des festivités du 54ème anniversaire de l’indépendance du Congo à Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou (sud-ouest du Congo), le 15 août dernier, avait promis de «calmer les esprits pour une poursuite sans faille de la transition en RCA».

Elle avait aussi promis depuis le mois de mai 2014, un remaniement de son gouvernement de transition qui avait et a toujours du mal à mettre en œuvre la feuille de route devant conduire aux élections, voir le rétablissement de l’Etat de droit en Centrafrique. Après deux passages chez le médiateur Sassou et le choix d’un Premier ministre, l’on a cru à un déblocage de la situation. Mais c’est ne pas connaître les « politiques » centrafricains. A peine un engagement pris, il faudrait le contester pour ensuite tenter de revenir à la position d’avant l’acceptation de se mettre autour d’une table. C’est ainsi, que certaines entités qui ont signé des accords de cessation des hostilités ont décidé de revoir leur décision, notamment l’ex-coalition Séléka qui a décidé de reconsidérer la décision prise en faveur de la cessation des hostilités en Rca. A quelques jours de l’arrivée des troupes de la Minusca en Centrafrique, on est en droit de s’interroger sur la volonté des uns et des autres à vouloir que la paix et la sérénité reviennent en Centrafrique. A la fin est-ce au médiateur que revient le choix des personnes devant conduire la Transition en Centrafrique ?

 



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