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Bangui: les Centrafricains impatients de la formation du nouveau gouvernement

Certains citoyens pensent que le médiateur Dénis Sassou Nguésso voudrait bien procéder à des consultations afin de donner un coup de pouce à la mise en place de ce nouveau gouvernement

 

La crise persistante en République Centrafricaine, selon plusieurs Centrafricains, pourrait síexpliquer par les difficultés díacceptation unanime du Premier ministre Mahamat Kamoun et celle de la publication attendue du nouveau gouvernement. Une délégation díune dizaine de personnalités centrafricaines a quitté Bangui pour Brazzaville, répondant à líinvitation du Président congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine. Cependant, quelques sources de la présidence de la République font savoir que ces personnalités avaient elles-mêmes formulé le souhait díavoir une audience avec le président congolais.

 


© photos/information_binuca
image d'illustration
Ces représentants émanent de certaines entités significatives du pays à savoir, le Conseil National de Transition (parlement provisoire), de la plate-forme Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT), de la plateforme du Groupe des Partis Politiques Républicains Travaillistes et Légalistes (GPP-RTL), de líAlternance Citoyenne pour la Démocratie et la Paix, de líex coalition Séléka, et du Groupe de Travail de la société civile. Contactées par Radio Ndèkè Luka, la plupart de ces personnalités affirment quíelles ignorent encore le motif du déplacement.

Toutefois, des réactions continuent à Bangui au sujet de la mise en place du nouveau gouvernement de transition. Certains citoyens pensent que le médiateur Dénis Sassou Nguésso voudrait bien procéder à des consultations afin de donner un coup de pouce à la mise en place de ce nouveau gouvernement. Cela expliquerait bien cette invitation individuelle et inopinée.

Joseph Béndounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance du Centrafrique (MDREC), pense que líélasticité dans la mise en place du nouveau gouvernement prouve que la cheffe de líEtat de la transition est dépassée par les événements. «La triste réalité centrafricaine est que la Présidente de la transition est dépassée par les événements. Le sommet des Chefs díEtat de líUnion africaine à Malabo en Guinée Equatoriale a fait ce constat. Un constat antérieurement fait par les Centrafricains, les partenaires au développement et les ONG opérant en République Centrafricaine», a souligné Joseph Bendounga.

Mouammar Béngué-Bossin, Secrétaire général de la mouvance Zo Kwè Zo et membre de la plate-forme GPP-RTL, de son coté, conteste la nomination de Mahamat Kamoun et pense que líéchec de la transition dû à líabsence du GPP-RTL au gouvernement, relève de la responsabilité de Cathérine Samba-Panza. «Dans líesprit du forum de Brazzaville lancé par líUnion africaine et la CEEAC, il faudrait un gouvernement consensuel inclusif avec une transition apaisée comme lía dit le Chef de líEtat de la transition lui-même. Le fait pour le GPP-RTL de ne pas entrer au gouvernement, ça va poser un problème pour le consensus. Mais cela ne relève pas de la responsabilité du GPP-RTL mais plutôt de la responsabilité de Cathérine Samba-Panza qui nía pas respecté les critères quíelle a elle-même fixés», a averti Mouammar Béngué-Bossin.

 



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