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RCA: les anti-balaka veulent participer au futur gouvernement díunion

Au même moment, líex-alliance rebelle de la Séléka maintient son boycott au motif de violation du consensus obtenu lors de líaccord de cessez-le-feu du 23 juillet à Brazzaville (Congo)

 

Pour le porte-parole des anti-Balakas, Emotion Brice Namsio, joint au téléphone par Xinhua, le nouveau Premier ministre qui avant cette date était ministre díEtat, conseiller spécial à la présidence, «est un fils du pays, un Centrafricain pur-sang. Le peuple centrafricain a trop souffert. Cíest notre pays, líheure níest plus aux combats, aux violences.» Et cíest la raison pour laquelle, en tant que «fils du pays, si on nous appelle, nous serons prêts à servir notre pays. On ne peut pas faire la politique de la chaise vide», a-t-il déclaré.

 


© afroconceptnews.com
Le porte-parole des anti-Balakas, Emotion Brice Namsio
Ex-directeur de cabinet dans le pouvoir de Michel Djotodia, leader de líex-Séléka, Mahamat Kamoun, 52 ans, a été désigné dimanche pour prendre la place du remplaçant de Nicolas Tiangaye, premier chef de ce gouvernement de transition centrafricain. Dans le camp des ex-rebelles, la nomination de Mahamat Kamoun, pourtant présenté comme issu de leurs rangs, níest en revanche pas bien accueillie. Les ex-hommes forts de Bangui accusent la présidente de transition díavoir bafoué le consensus résultant de líaccord de Brazzaville en les excluant des consultations annoncées en grande pompe la semaine dernière pour opérer ce choix. «Nous ne participerons pas au gouvernement. Cíest la conséquence díun manque de consensus. Depuis le 24 mars 2013, ce pays a toujours fonctionné sur la base de consensus et de compromis politiques. Ce níest pas aujourdíhui que la chef de líEtat doit violer tout ça», a observé le général Mohamed Moussa Dhaffane, porte-parole de líex-rébellion joint lui aussi à Bangui mardi.

Dès le lendemain líannonce de la démission díAndré Nzapayéké le 5 août, la présidence a informé le peuple centrafricain de la tenue pendant trois jours au Palais de la renaissance de consultations inclusives entre Catherine Samba-Panza et les différentes sensibilités sociopolitiques nationales incluant les ex-Séléka et les anti-Balakas. Le général Dhaffane assure cependant que «nous níavons pas été consultés. Nous étions disposés à le faire, mais nous níavons pas reçu díinvitation. Nous avons entendu seulement à la radio quíelle (la présidente de transition) va consulter les anti-Balakas, la Séléka, ceci, cela. Nous sommes surpris díavoir été exclus du processus, puisque depuis quíelle a été désignée par le CNT (Conseil national de transition, Parlement provisoire), nous lui apportons tout le soutien nécessaire.» «Nous níavons pas envoyé de propositions ni de ministrables, ni de Premier ministrable. Cíest très regrettable. Or, nous sommes signataires de líaccord de Brazzaville. Nous sommes un acteur quíon ne peut pas contourner», a poursuivi le dirigeant rebelle.

Selon le programme officiel, Mahamat Kamoun a pris il y a quelques jours ses fonctions à Bangui. En vertu díun, díaprès certaines sources, schéma prescrit par la communauté internationale dans un souci de satisfaire les préoccupations des différents acteurs sociopolitiques centrafricains, il est censé former un gouvernement de 25 ministres, contre 20 pour le précédent. Alors que le principal enjeu défi aujourdíhui reste de faire baisser les tensions pour sortir de la crise, la RCA peut-elle se permettre díavoir une équipe gouvernementale dont sont inclus les ex-rebelles de la Séléka ? «Les choses iront très vite» pour la formation du cabinet Kamoun, a toutefois indiqué le porte- parole de la présidence Anicet Guiyama Mazogo.

 



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