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Bangui: début des consultations à Bangui pour nommer un nouveau PM

Aux côtés de Mme Samba-Panza, André Nzapayéké démissionnaire, avait été chargé d'úuvrer à la normalisation et la relance économique nationale, une tâche restée ardue

 

La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a entamé mercredi à Bangui des consultations pour la désignation d'un nouveau Premier ministre du gouvernement d'union nationale, après la démission annoncée la veille d'André Nzapayéké et son cabinet, en fonction depuis cinq mois, a-t-on appris de source de la présidence. «Les consultations ont commencé. Des responsables de partis politiques sont reçus en ce moment par la présidente. C'est à l'issue de ces consultations que certainement un nom pourra sortir» a fait savoir Julien Ngoy, directeur de la presse présidentielle joint dans la capitale centrafricaine peu après la remise de la démission officielle du Premier ministre sortant mercredi matin.

 


© centrafriquelibre.info
Mes consultations de Mme Samba-Panza ont commencé
Postulant recalé pour «dossier incomplet» à la présidence où Catherine Samba-Panza a été élue lors d'un vote très disputé du Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire), André Nzapayéké, 62 ans, s'est retiré en application de l'accord de cessez-le-feu conclu le 23 juillet à Brazzaville au terme d'un dialogue inter centrafricain sous l'égide du président congolais Denis Sassou Nguesso. Vice-président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) basée à Brazzaville au Congo, cet économiste avait été désigné comme chef du gouvernement centrafricain en janvier dernier, en remplacement de Nicolas Tiangaye, nommé suite à un accord politique conclu le 11 janvier 2013 à Libreville au Gabon pour tenter de mettre un terme au conflit opposant depuis un mois le régime de François Bozizé à l'alliance rebelle Séléka.

Aux côtés de Mme Samba-Panza, André Nzapayéké avait été chargé d'úuvrer à la normalisation et la relance économique nationale, une tâche restée ardue en raison d'un climat sécuritaire toujours tendu, en dépit du déploiement depuis fin 2013 de deux forces impartiales, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) et l'opération française Sangaris. Certaines sources évoquent la possibilité de reconduction du chef du gouvernement sortant, tandis que d'autres ont cité l'ex- ministre des Postes et Télécommunications Karim Neckassoia, membre de l'ex-Séléka, comme un possible successeur, pour faire valoir la thèse d'un accord secret qui aurait été conclu lors du sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) de janvier à N'Djamena au Tchad pour que ce poste soit attribué à la Séléka, en compensation de la mise à l'écart de Djotodia.

Ouvertes par l'Alternative citoyenne pour la démocratie et la paix (ACDP), puis l'ex-majorité présidentielle, suivie de l'Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT) et le groupe des partis politiques républicains, les consultations menées par la présidente par intérim sont censées se poursuivre jeudi avec les groupes armés dont l'ex-Séléka et les miliciens anti-Balakas, et ceux qualifiés de politico-militaires, annonce-t- on à la présidence.

 



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