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RCA: le Général Dhaffane suspendu de la Seleka pour «haute trahison»

«Dhaffane a signé l'accord de paix à Brazzaville sans consulter sa hiérarchie», selon les dirigeants du bureau politique de l'ex-coalition Seleka

 

Les principaux dirigeants centrafricains de líex-coalition Seleka ont suspendu le 2e vice-président de la coalition, Mohamed Moussa Dhaffane, «pour non-respect des consignes de la hiérarchie et haute trahison », révèle un communiqué du bureau politique de líEx-coalition Séléka. La décision a été prise par le général Noureddine Adam, 1er vice-président la Séléka, en accord avec le chef de l'état-major installé à Bambari, Joseph Ndeko et avec le président de la coalition, l'ex-président centrafricain Michel Djotodia, a confirmé un membre du bureau politique qui a refusé de préciser les raisons de cette suspension.

 


© AFP Guy-Gervais Kitina
Mohamed Moussa Dhaffane à Brazzaville
Joint par téléphone, par Anadolu, le porte-parole de líétat-major, Ahmadinejad Ibrahim, a expliqué pour sa part que «Dhaffane a été suspendu de ses fonctions pour avoir signé le cessez-le-feu de Brazzaville sans avoir consulté ses supérieurs au préalable». «Avant la tenue du forum de Brazzaville, les principaux Seleka se sont rendus à Cotonou (capitale du Burkina Faso) pour discuter de cet accord avec Michel Djotodia (qui réside là-bas) et appliquer les consignes qui seront formulées par le président. Mais le général Dhaffane n'y a pas participé et n'a pas tenu compte de cette réunion. Il a décidé seul de la signature de l'accord, sans se référer à sa hiérarchie au préalable», a-t-il détaillé. «Cependant, la majorité des membres de la Seleka qui ne font pas partie du bureau, ne sont pas favorable à cette suspension», a nuancé Ahmadinejad.

«Beaucoup d'éléments seleka attendent la constitution d'une nouvelle assemblée générale extraordinaire pour revenir sur cette décision» a-t-il enfin ajouté. Le 23 juillet dernier à Brazzaville, au Congo, un accord de cessez-le-feu entre séléka et anti-balaka a été signé en vertu duquel tous les protagonistes de la crise centrafricaine se sont engagées à «cesser toute hostilité et toute entrave à l'exercice de l'autorité de l'Etat, de la libre circulation des biens et des personnes».

 



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