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Batangafo: affrontements entre soldats français et ex-Séléka

Des combats meurtriers ont opposé lundi des soldats français de l'opération Sangaris à d'ex-rebelles Séléka à l'entrée de cette ville dans le nord de la Centrafrique

 

Selon le chargé de la communication de la Sangaris joint au téléphone par RNL, l'opération française s'est trouvée dans l'obligation d'ouvrir le feu, en ripostant à une attaque d'ex-Séléka lourdement armés. Il est difficile d'établir un bilan exact mais, selon certaines sources, il y aurait eu plusieurs morts et de nombreux blessés. Les affrontements ont duré des heures et les soldats français ont fait usage de moyens militaires importants, dont deux hélicoptères de combat.

 


© Radio Ndéké Luka
image d'illustration
L'opération Sangaris explique que certains de ses hommes sont déployés à Batangafo pour faire cesser les exactions et protéger la population civile. Pour sa part, le commandant de zone de la Séléka à Batangafo, Mahamane Loupe, rejette la responsabilité aux troupes françaises. «Deux de nos véhicules de renforts en provenance de Kabo ont été pilonnés par l'aviation française et on déplore un mort», a-t-il indiqué à RNL. Il a ajouté que trois Français avaient été tués. Mahamane Loupe nie par ailleurs que des ex-Séléka de sa zone aient commis des exactions contre la population.

Mardi, des soldats français étaient encore présents dans la ville alors que les ex-Séléka s'étaient retranchés dans leur base au niveau du commissariat de la localité. Pendant ce temps, dans les autres villes de provinces, des organisations de la société civile mettent les bouchées doubles dans le cadre de leurs efforts visant à ramener la paix et la sécurité.

A Bambari, dans la Ouaka, (centre-est), l'ONG Paix-Réconciliation-Tolérance (PARETO) mène depuis la semaine dernière une médiation entre les communautés locales déchirées par la haine et la violence. « Nous sommes à un niveau important aujourd'hui. Les communautés, chrétiennes et musulmanes, sont prêtes à revenir à de meilleurs sentiments », a estimé Béni Diogo Kouyaté, vice-coordonnateur de PARETO.

Une rencontre regroupant toutes les sensibilités de la localité, les autorités religieuses ainsi que des représentants des ex-Séléka et des Antibalaka est prévue ce mardi à Bambari. Une campagne similaire a été organisée le week-end dans le Mbomou (sud-est) par l'ONG Search for Common Ground, qui a lancé des appels au pardon, à la paix, à l'amour du prochain.

 



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