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Centrafrique: le père de Mongou, Pierre Sammy Mackfoy s’en est allé

L’écrivain et homme politique, est décédé jeudi 31 juillet à Paris en France, à l’âge de 79 ans

 

L’ancien président du haut conseil de la communication (HCC), de Centrafrique, l’écrivain et homme politique, Pierre Sammy Mackfoy est décédé le jeudi 31 juillet à Paris en France, à l’âge de 79 ans, a-t-on appris auprès de sa famille. Plusieurs fois ministre, le Fonctionnaire de haut rang, avait été Directeur Général de l’INEF (Institut National de l’Enseignement et de la Formation).

A ce titre, on se rappelle de lui comme auteur de plusieurs ouvrages pédagogiques et littéraires dont « l’Odyssée de Mongou » et « Mongou, fils de Bandjia ». Des œuvres qui ont marqué l’imaginaire de plus d’un Centrafricain. Malade à Bangui, le regretté avait été évacué en France par le gouvernement depuis plusieurs mois pour des soins médicaux.

De l’avis de plusieurs personnes qui avaient eu à faire à lui, la Centrafrique vient de perdre en ce 31 juillet 2014, l’un de ses rares écrivains, et de renommée mondiale. Il était né à Bangassou le 13 février 1935. On retiendra de lui 3 de ses ouvrages majeurs :
De l’Oubangui à la Rochelle ou le Parcours d’un Bataillon de Marche 18 juin 1940-18 juin 1945
Les illusions de Mongou
L’Odyssée de Mongou


Hommage d’Adolphe PAKOUA : LE PÈRE DE MONGOU TIRE SA RÉVÉRENCE
Dans un monde qui plonge de plus en plus ses racines dans l'océan de la violence morbide et folle, où des délégations centrafricaines viennent à peine de rentrer de Brazzaville où elles ont accompagné les chefs de guerre de la SELEKA et des ANTIBALAKA pour enterrer leur hache de guerre qui a vu des milliers de centrafricains périr et tomber comme des mouches à cause de la folie des uns et des autres, un grand fils du pays se retire de la scène, comme pour fermer les yeux devant cette hécatombe imméritée, et faire prendre conscience à la nation tout entière, du grand vide qui se creusait au sein du peuple centrafricain, par la faute des hommes d'abord, puis de la nature ensuite.

Pierre Sammy MACKFOY, le père de Mongou, l'un des piliers de la littérature centrafricaine, de la culture centrafricaine dirions-nous en plus, nous a laissés comme un père qui quitte ses enfants, pour nous plonger dans un orphelinat tristement sombre. Avec beaucoup de peine et de douleur, nous nous inclinons devant sa mémoire, pour partager et éprouver la même souffrance que sa famille, à qui nous adressons nos condoléances les plus émues.

Puisse Dieu lui réserver un siège à la hauteur de la grandeur d'âme qui fut la sienne, cette magnanimité qui lui a permis de mettre sa plume au bénéfice de ses frères et de ses sœurs, pour leur indiquer la profondeur de leur culture, qu'il a voulu épargner de l'oubli.

Notre frère, notre aîné, notre père, notre grand-père nous a quittés, mais il sera toujours avec nous, car son œuvre littéraire nous accompagnera partout et en tout temps.

Repose en paix, brave chevalier de la littérature.

 

 



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