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La RCA, le temps de se parler

Les centrafricains doivent arrêter de pécher par líorgueil et accepter la situation que vit le pays en síouvrant aux autres qui veulent nous faire sortir le nez de líeau

 

Les centrafricains ont suivi avec beaucoup díattention le forum de Brazzaville pour la réconciliation nationale et le dialogue politique centrafricain tenu du 21 au 23 Juillet 2014 sur la houlette du médiateur de la crise Centrafricaine le Président Denis SASSOU NGUESSO. Cette retrouvaille a permis aux centrafricains de reprendre langue pour jeter les bases díune véritable réconciliation a travers le dialogue inclusif qui se tiendra a Bangui en vue díun retour définitif de la paix dans ce pays qui vit le moment le plus sombre de son histoire au moment ou tout son passé glorieux síest effondré pour laisser la place a une image complètement ternie. Le sommet de Brazzaville est une bonne chose pour créer les conditions de confiance, bonne chose pour que les belligérants se rencontrent pour ouvrir une brèche vers une démarche de pardon de dialogue pour sauvegarder líunité du pays et éviter ainsi la partition, la délocalisation des musulmans au Nord-est comme beaucoup avaient imaginé. La rencontre enfin de Brazzaville est une bonne occasion car les centrafricains doivent se rendre a líévidence que toute recherche de la paix doit síinscrire dans une dynamique régionale et les politiques doivent síinvestir par líéducation et le code de bonne conduite.

 


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Salomon Kotro est ancien député centrafricain
Malheureusement, les centrafricains sont divisés encore sur ce point. Díaucuns préfèrent la tenue de ce forum a Bangui, arguant que la République Centrafricaine avait perdu le droit au respect. Un échec pour les centrafricains de parler díune seule voix dans le moment aussi douloureux et difficile que traverse le pays. Pourtant la réalité est là, le pays níexiste plus, cíest ce que líon puisse dire. La Centrafrique est dépendante des autres même pour remplir les tâches régaliennes díun Etat. Nous saluons la communauté internationale qui síest mobilisée des la première heure aux cheveux de la Centrafrique agonisante par le déploiement sur le terrain des troupes pour stopper les violences et exactions généralisées sur la population. Nous avons vu aussi les actions des organisations régionales par esprit de solidarité a travers les sommets de Libreville en passant Ndjamena et Malabo ont permis de trouver les pistes de sortie de crise.

Les centrafricains doivent arrêter de pécher par líorgueil et accepter la situation que vit le pays en síouvrant aux autres qui veulent nous faire sortir le nez de líeau. Il y a un temps pour tout sur cette terre : un temps pour la faire la guerre et un temps pour faire la paix. Ça suffit il y a déjà trop de mort. Il faut síunir autour díune idée de l intérêt général pour sauver líessentiel qui est la patrie. La République Centrafricaine níest plus un Etat normal, il est déréglé, pas díadministrations sur líensemble du territoire, pas díarmée pour accomplir les missions de protection de la population et leurs biens. Les centrafricains doivent se parler entre eux pour construire quelques choses de nouveau sans haine aucune ni rancúur pour sortir ce pays de tutelle que líon níose pas dire son nom. Certes les brutalités ont été commises de part et díautres par la seleka et les anti-balaka contre les populations et leurs biens. Il faut admettre que la véritable solution de la crise qui perdure demeure dans le désarmement des forces illégales conformément aux résolutions des Nations -Unies. Nous níoublions pas que tous les jours qui passent au moins un centrafricain tombe sur le coup des armes parce que la haine et le dégout de líautre leurs empêchent de désarmer.

Le forum de Brazzaville un début de quelque chose qui commence, les centrafricains doivent se dépasser et se parler entre eux comme ils líont fait a travers la déclaration et líaccord de cessation des hostilités. Bonne intention mais le chemin est long il faut la bonne volonté pour y parvenir ce qui demande un travail de sensibilisation et de conscientisation des groupes sur le terrain surtout les extrémistes à aller vers la réconciliation. Le président François Holland disait : la démocratie est une dispute organisée sinon cíest la violence. Nous souhaitons que la volonté affichée soit soutenue car cela permet de créer un cadre de réflexion, de dialogue et d entente afin de conserver et sauvegarder líharmonie et préserver la coexistence sociale en manque en ce moment dans ce pays.

 



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