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RCA: la Seleka absente au second jour du Forum de Brazzaville

Les négociations ont été suspendues pour une heure, officiellement le temps de laisser les représentants de la Seleka arriver sur place

 

Il y avait une délégation manquante, ce mardi matin, à Brazzaville au deuxième jour du Forum pour la réconciliation nationale en Centrafrique : líex-rébellion Seleka níétait pas présente à la reprise du dialogue. Les travaux níont donc pas pu reprendre comme cela était prévu dans la capitale du Congo. A Brazzaville, ce mardi matin, on évoque juste un faux départ. Les négociations ont été suspendues pour une heure, officiellement le temps de laisser les représentants de la Seleka arriver sur place, mais depuis lundi, le groupe armé multiplie les sorties et montre peu de bonne volonté.

 


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image d'illustration
Preuve encore avec cette déclaration choc lundi après-midi lorsque le chef de la délégation Seleka, Mohamed-Moussa Dhaffane, a demandé la partition de la Centrafrique comme préalable à la signature díune cessation des hostilités. Selon lui, les musulmans níétant plus tolérés quíau nord du pays, il faudrait une séparation : «Nous demandons la partition au nom de la paix. Du moment où nous sommes persécutés, nous ne sommes plus acceptés comme compatriotes pour vivre ensemble en tant que Centrafricains, nous pensons que pour faire la paix, il faut obtenir la partition du pays. Mais dans les règles du droit, pas dans la guerre, pas dans le sang.»

Faire monter les enchères
Véritable chiffon rouge pour la Centrafrique, ces déclarations ont évidemment suscité des remous, même si les membres de la médiation et les observateurs se veulent rassurants. Il síagirait, selon eux, díune technique de négociation, une façon de faire monter les enchères avant le début des discussions. Néanmoins ces propos agacent à Brazzaville et pour Cyriaque Gonda, le vice-président du Comité préparatoire du Forum, ce níétait pas le lieu pour une telle déclaration : «Ce níest ni le lieu, ni le moment opportun, pour parler de la partition de la République centrafricaine. Nous ne sommes pas une constituante, nous ne pouvons pas décider de quoi que ce soit qui touche à la vie díune nation. Nous sommes venus à Brazzaville pour que les deux milices cessent les violences sur les populations, síengagent pour un désarmement avec la communauté internationale. Nous allons prendre un engagement politique qui constituera le chapeau de cet accord afin de continuer le débat à Bangui sur les questions de fond.»

Loin d'un accord
Mais cette nouvelle absence ce matin fait planer le doute. Les Seleka ont affirmé vouloir se consulter et examiner le document de cessation des hostilités qui leur a été soumis. Les deux co-médiateurs, le représentant des Nations unies et celui de líUnion africaine, sont allés les rencontrer pour les ramener à la raison car líheure tourne et la signature du fameux texte est prévue pour ce mercredi dans la matinée. Il va donc falloir encore patienter pour voir si la médiation va réussir à venir à bout de toutes ces réticences.

 



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