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Centrafrique: mis en garde contre toute amnistie des criminels

Une enquête préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI) sur la situation en Centrafrique est actuellement en cours

 

Human Rights Watch (HRW) lance une mise en garde contre toute amnistie pour les auteurs de crimes les plus graves en Centrafrique, alors que s'est ouvert lundi, à Brazzaville, au Congo, un forum rassemblant la classe politique, la société civile et les groupes armés en République centrafricaine. Une enquête préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI) sur la situation en Centrafrique est actuellement en cours. «Les médiateurs et les participants au forum de Brazzaville, devraient rejeter tous les appels à l'amnistie pour violations graves des droits humains», déclare Human Rights Watch, dans un communiqué publié depuis son bureau régional à Nairobi, au Kenya.

 

Le président du Congo, Denis Sassou Nguesso, en abritant ses assises, va tenter de parvenir à un cessez-le feu entre les factions belligérantes en République centrafricaine. Selon le site de Radio Ndekeluka, plus de 170 délégués centrafricains, dont la présidente Catherine Samba-Panza, sont arrivés le week-end dans la capitale congolaise pour participer à cette rencontre demandée par la communauté internationale. Catherine Samba-Panza avait, elle-même demandé à la CPI d'ouvrir une enquête sur les crimes en cours dans son pays. «La communauté internationale devrait veiller à ce que la justice soit un élément essentiel des négociations, dans le respect des normes internationales qui considèrent l'amnistie pour les crimes graves comme étant inacceptable, estime HRW.

«L'amnistie est souvent la première demande des leaders qui ont du sang sur les mains», rappelle Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. «Les médiateurs doivent faire comprendre que la paix durable ne peut être obtenue sans la justice et que personne n'est au-dessus de la loi.» Les participants au Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique pour la République centrafricaine est censé durer trois jours. En plus de rechercher un accord de cessation des hostilités, le forum va essayer d'obtenir un accord sur le désarmement et un cadre politique pour la transition vers des élections. Une équipe de médiation internationale soutiendra les efforts de médiation du président Sassou Nguesso. Cette équipe comprendra des représentants de l'Union africaine, de l'Organisation des Nations unies, de la France, de l'Union européenne et des États-Unis, entre autres.

 



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