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Présidentielle centrafricaine: Contentieux pré-électoral à Douala

Division au sujet des quinze (15) personnes interpellées après l’attaque du consulat de la RCA dans la capitale économique du Cameroun

 

Le président de l’association des refugiés sans frontières vient de saisir le HCR pour demander la requalification du motif d’inculpation des quinze réfugiés centrafricains placés en détention provisoire à Douala, dans le cadre de la mise à sac du consulat de la RCA le 03 novembre 2010. En effet, Daniel Moundzego récuse la mention «pillage en Bande» retenue contre les quinze présumés coupables de l’attaque du consulat de la RCA à Douala. A en croire le président de l’Association des refugiés sans frontières, il faut requalifier ces motifs. Toutes les personnes interpellées sont des refugiés. Elles sont placées sous la protection du Hcr. La plupart font partie de ceux qui ont regagné le Cameroun en 2004 lors de la rébellion en Centrafrique. Officiellement, ce sont des refugiés. Le 03 novembre, ils ne sont pas allés au consulat pour commettre des casses ou un crime. Ils sont allés pour revendiquer leurs droits. On leur avait empêché de s’inscrire sur les listes électorales. Ce qui s’est passé n’était pas intensionnel précise Daniel Moundzego. Le président de l’Association des refugiés sans frontières s’inquiète pour ses protégés. Et pour cause, sans la requalification des motifs, ils risquent dix (10) ans de prison. Nous avons saisi un avocat, mais il demande 5 millions de Francs cfa au Hcr. Pour l’instant, nous ne sommes pas tombés d’accord avec lui. Sans la requalification, il s’agit d’une affaire criminelle et c’est dangereux. Voici nos documents, nous suivons tout cela de prêt précise –t- il.

 


© Le jour
Le consul général de la RCA, quant à lui, n’est pas de cet avis. Pour lui, les accusés sont responsables des actes commis. Le consulat a été saccagé, les listes électorales ont été détruites ainsi que tous les ordinateurs. Ils seront jugés en Centrafrique parce qu’ils ont commis des infractions sur le sol centrafricain. Pour les motifs, c’est une affaire d’Etat, cela ne relève pas de ma compétence annonce–t- il. Du côté du consulat, on préfère parler de la réouverture des bureaux. Une note signée par l’ambassadeur et affichée à l’entrée des services annonce que le consulat fermé depuis le 03 novembre 2010 est opérationnel depuis le 03 janvier 2011. Dans les bâtiments, les séquelles des casses sont encore visibles. Le personnel rencontré sur place s’inquiète pour sa sécurité. Le consul affirme que c’est pour la continuité du service administratif en attendant de trouver un meilleur local. Bon savoir, une personne, le nommé Saint Toua, avait perdu la vie au cours de l’attaque du consulat de la RCA à Douala. La dépouille de ce dernier a quitté le Cameroun pour la Centrafrique le 04 janvier 2011, où des obsèques officielles sont annoncées.

 



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