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Brazzaville: des politiciens boycotteront le prochain dialogue inter-centrafricain

Une certaine classe de politiciens lía fait savoir au cours díune rencontre avec les responsables de la Plate-forme religieuse de Centrafrique

 

La classe politique centrafricaine envisage de ne pas prendre part au prochain dialogue inter-centrafricain prévu à Brazzaville (Congo) à une date non encore déterminée, a-t-on appris lundi, au cours díune réunion de prise de contact et de concertation avec la plateforme interreligieuse regroupant les trois principaux leaders religieux (Catholique, Protestant et Islam) de Centrafrique. «Je voudrais tout díabord vous dire que nous, en tant que politiques, le déplacement de Brazzaville níest pas à líordre du jour» a dit Mme Prisca Renazou, Présidente du Carrefour Démocratique Centrafricain pour le Développement. «Nous allons à Brazzaville pour peut-être deux jours et avaler une décision prise au préalable par nos frères de la sous-région. Je ne pense pas que, Brazzaville est vraiment la solution à notre crise» a-t-elle soutenu.

 


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Le but de cette réunion est díaccorder leurs violons et harmoniser leurs interventions avant la tenue à Brazzaville du dialogue inter centrafricain, annoncé en marge du 23è sommet de líunion africaine à Malabo, en Guinée Equatoriale. «Notre objectif en initiant la présente rencontre, est de réaffirmer notre attachement à la place et au rôle de la classe politique centrafricaine à un moment de líhistoire de notre pays, de dénoncer toute forme díhumiliation et de mépris infligés depuis toujours à notre classe politique» a expliqué Imam Oumar Kobine Layama.

 


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La plate-forme interreligieuse a proposé une analyse faite sur la crise en Centrafrique, axée autour de 10 points : de la modification de la charte constitutionnelle, le remaniement ministériel et le forum de Brazzaville. Le point 10 concernant le Forum de Brazzaville stipule : «sans un dialogue inter-centrafricain et un dialogue préliminaire avec le médiateur de la CEEAC (Communauté économique des Etats díAfrique centrale) en terre centrafricaine, nous ne trouvons pas judicieux, un autre déplacement qui ressemblera à celui de Libreville et Ndjamena. Il est temps que les centrafricains comprennent que la pauvreté níest pas synonyme de líincapacité».


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