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Chaine pénale: 6 millions de dollars pour relancer le secteur judiciaire en Centrafrique

Líengagement a été pris par le PNUD díapporter un appui aux efforts des autorités centrafricaines dans la lutte contre les violations des droits de l'Homme

 

Six millions de dollars américains, soit plus de deux milliards huit cent millions de francs FCA, c'est l'engagement pris à Bangui par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en vue de relancer le secteur judiciaire en Centrafrique. Le PNUD apporte ainsi un appui aux efforts des autorités centrafricaines dans la lutte contre les violations des droits de l'Homme. «Il s'agit pour nous de renforcer les capacités des départements qui sont en charge des questions de justice, d'aider à la reprise de la chaîne pénale et surtout faire en sorte que tout ce qui peut être fait pour assister les victimes des violences soit fait, particulièrement les femmes, par des actions au niveau des communautés», a expliqué Aurélien Agbenonci, représentant-résident du PNUD à Bangui.

 


© acap-info
M. Aurélien Agbenonci, représentant-résident du PNUD et la ministre La ministre de l'Economie, du plan et de la coopération internationale Florence Limbio
La ministre de l'Economie, du plan et de la coopération internationale Florence Limbio, s'est réjouie de l'accord au nom des autorités centrafricaines. Le document a été signé en présence d'autres représentants du gouvernement centrafricain et des Nations unies. On se rappelle quíen fin du mois de juin 2014, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) avait pris sur lui de réactiver la chaîne pénale en République centrafricaine. Une quarantaine de magistrats, et officiers de police judiciaire (OPJ) avait suivi des modules de formation en vue de renforcer leurs capacités sur la prise en charge pré-judiciaire et judiciaire des victimes des cas de violences sexuelles et de violences basées sur le genre.

Rokhaya Paquita, la chargée de programme gouvernance au PNUD expliquait alors que, la formation síinscrivait dans le cadre de líeffort du gouvernement visant la réactivation de la chaine pénale au niveau de Bangui. «Cíest dans ce cadre que le PNUD avec les autres partenaires comme líUnion européenne, la MINUSCA, la France ont convenu díaccompagner le gouvernement dans ses efforts de réactivation de la chaine pénale». Les échanges avaient permis aux participants de se familiariser avec les instruments juridiques et de pouvoir les utiliser dans líexercice quotidien de leur fonction. Cíest dans la suite de cette formation que síinscrit donc líengagement pris par líagence onusienne et un autre document de projet díappui à la lutte contre les violations des droits de líHomme pourrait être également signé.

 



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