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Centrafrique: Enfin, les listes électorales affichées dès ce 21 janvier hors de Bangui

Cíest dans líarrière pays que les listes seront affichées au moment de la clôture de la campagne électorale

 

La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique, chargée de l'organisation des élections générales du 23 janvier procèdera à partir de vendredi à l'affichage des listes des électeurs en dehors de la capitale, Bangui, a annoncé son porte-parole. "Dans l'arrière-pays, les listes électorales seront affichées dès demain (vendredi). Les comités locaux de la CEI et les autorités locales sont à pied d'oeuvre", a déclaré le porte-parole, Rigobert Vondo. "En ce qui concerne la ville de Bangui, la CEI a pris des précautions pour faire en sorte que ces listes soient affichées quelques heures avant" le début des opérations de vote pour les élections présidentielle et législatives, a-t-il affirmé, sans préciser à partir de quel moment exact. Selon lui, la CEI a décidé, en réunion plénière, d'afficher les listes "48 heures avant les scrutins" en prenant en compte des risques de détérioration de ce fichier, qui n'est pas informatisé. "Ce sont des listes manuelles et qui courent le risque de se détériorer facilement", a-t-il précisé, en soulignant que la décision du lieu et de la date d'affichage des listes relevait des prérogatives de la CEI.

 


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Dans l'attente de l'affichage des listes d'électeurs
M. Vondo a par ailleurs indiqué que les Centrafricains qui n'étaient pas inscrits pourraient voter par ordonnance, favorisant un processus électoral "apaisé, inclusif". "Nous avons donné les moyens à tous les Centrafricains de s'inscrire. Mais si d'aventure il y a un Centrafricain qui ne s'est pas inscrit, il peut voter par ordonnance (dérogation donnée par la justice). La CEI dira le moment venu à la population, comment se présente la procédure quant à ce vote par ordonnance", a-t-il expliqué. Quelque 1,8 million d'électeurs sur une population de 4,5 millions sont appelés aux urnes dimanche pour choisir leur président et leurs députés.

Dans le pays, miné par des années d'instabilité, l'opposition est très critique sur l'organisation de ces élections dont l'enjeu principal est la paix. Les opposants dénonçaient notamment le non-affichage des listes, évoquant une voie ouverte à la contestation. Parmi les candidats à la présidentielle, figurent trois responsables de partis d'opposition: l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé et l'ex-ministre de la Défense, chef d'une ex-rébellion Jean-Jacques Demafouth ainsi qu'Emile Gros-Raymond Nakombo, de la formation de l'ex-président décédé André Kolingba. Ils sont en lice face au chef de l'Etat sortant François Bozizé, candidat du parti au pouvoir partant favori, ainsi que son prédécesseur Ange-Félix Patassé, qui brigue les suffrages en indépendant.

 



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