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Francophonie: le président du CNT, Alexandre-Ferdinand Nguendet à Ottawa

Le conseiller national centrafricain assiste en tant qu’invité aux travaux de la 40ème Assemblée générale de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie au Canada

 

Les travaux de la 40e Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie qui s’achèvent ce 8 juillet ont connus la participation d’un hôte spécial. En effet, le président du Conseil national de Transition de Centrafrique, Alexandre-Ferdinand Nguendet a participé en tant qu’invité aux différents débats organisés autour du thème général: « Femmes et jeunes en Francophonie : vecteurs de paix, acteurs de développement ». Il y a lieu de se rappeler à la suite de la chute du président François Bozizé en mars 2013, la République Centrafricaine avait été suspendue de toutes les instances relevant de l’Organisation internationale de la Francophonie. Conduits par la présidente Andrée Champagne, sénatrice canadienne et présidente de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, la réunion d’Ottawa qui s’est tenue deux jours durant a accueilli près de 350 délégués issus de 42 sections, dont une vingtaine de Présidents de Parlements, parmi lesquels le président Alexandre-Ferdinand Nguendet.

 


© flickr.com/photos/apf
Le président du Conseil national de Transition de Centrafrique, Alexandre-Ferdinand Nguendet
Les travaux de l’APF, assemblée consultative de la Francophonie, ont été ouverts par le Gouverneur général du Canada, David Johnston en présence d’Andrew Scheer, président de la Chambre des communes, de Noël A. Kinsella, président du Sénat du Canada et de Christian Paradis, ministre du Développement et ministre de la Francophonie du Canada. Les parlementaires ont également entendu Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, qui s’est prêté au jeu des questions réponses.

De l’Association internationale des parlementaires de langue française à d’Assemblée parlementaire de la Francophonie
C’est à Luxembourg, en mai 1967, suite à une proposition de Léopold Sédar Senghor et avec le soutien actif de Charles Helou, Habib Bourguiba, Norodom Sihanouk, et Hamani Diori, qu’un certain nombre de parlementaires francophones se sont réunis afin de constituer une association se proposant de défendre la langue française et d’en assurer le rayonnement. L’Association internationale des parlementaires de langue française (AIPLF) était née. Elle comptait alors 23 sections issues de Parlements d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, d’Europe et d’Océanie. Dès sa création, l’AIPLF préconisera la mise en place d’une institution intergouvernementale de la Francophonie. Elle jouera un rôle important dans la naissance, en 1970, de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), devenue depuis l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Tout en œuvrant pour le rayonnement de la langue française, son premier objectif, l’AIPLF se voudra le reflet et le témoin du pluralisme culturel des peuples de la Francophonie.

 


© flickr.com/photos/apf
C’est en juillet 1989 que l’AIPLF deviendra l’Assemblée internationale des parlementaires de langue française, affirmant ainsi sa vocation à devenir l’organisation interparlementaire des pays de la Francophonie, telle que l’avait reconnu le Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant en commun l’usage du français, à Dakar, en mai 1989. La Charte de la Francophonie, adoptée à Hanoï en novembre 1997, modifiera les institutions de la Francophonie en créant notamment le poste de Secrétaire général de la Francophonie et reconnaîtra le nouveau statut de l’AIPLF. Afin de se mettre en conformité avec la Charte adoptée à Hanoï, l’Assemblée décidera, lors de sa Session d’Abidjan en juillet 1998, d’adopter le nom d’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).

Chacune des 79 sections qui composent l’APF représente son parlement, de manière distincte et autonome vis-à-vis des États et des gouvernements : cela confère à l’Assemblée parlementaire de la Francophonie une liberté de ton et une latitude d’action souvent remarquées. En 2012, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie fêtait ses 45 ans d’existence au service des parlements francophones.


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