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Malabo: le sommet de la CEEAC sur la Centrafrique sans Catherine Samba-Panza

Sous la conduite du président tchadien Idris Deby Itno, il se tenait en marge du 23e sommet de l'Union africaine (UA) organisé à Malabo en Guinée équatoriale

 

Avec la participation d'une quarantaine de chefs d'Etat, le sommet de l'UA síest tenu sans la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, à cause de la suspension de son pays de l'organisation panafricaine après la prise du pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui de Michel Djotodia, leader de l'ex-coalition rebelle de la Séléka contraint à la démission lui-même en janvier dernier. Mais cette crise marquée par la persistance des violences à l'origine de la mise en retrait forcée de Djotodia sous la pression des chefs d'Etat de la CEEAC et de la France, constituait l'un des sujets des discussions des participants au rendez-vous de la capitale équato-guinéenne officiellement consacré à l'agriculture et à la sécurité alimentaire en Afrique.

 


© guineaecuatorialpress.com
En gros plan, les présidents du Tchad, du Congo et du Cameroun qui ont participé à la réunion
Sur place pour la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, cette réunion semblait être líheure de vérité, puisque elle et la presse ont été priées de quitter la salle. En effet, six mois après líélection de la présidente à la tête de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza rend compte de la situation à ses voisins. Et comme cette situation níest pas brillante, elle risquait díentendre des remarques pas toujours aimables de la part du Tchadien Idriss Déby, du Congolais Denis Sassou-Nguesso, du Gabonais Ali Bongo et de líEquato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.«Pour quíil y ait réconciliation nationale, il faut favoriser un dialogue inclusif entre toutes les parties centrafricaines, y compris les ex-Seleka et les anti-balaka», a déclaré le président de séance Idriss Déby, lors des premières minutes de cette réunion, avant que la presse ne soit invitée à sortir de la salle, relate RFI. «Evidemment, la situation est très difficile. Même si sur le plan sécuritaire propre la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine, NDLR) a quand même fait un travail remarquable avec peu de moyens, parce qu'il faut noter qu'il y a eu une pression extraordinaire juste pour transformer la mission des Nations Unies», a quant à lui souligné à le commissaire à la paix et la sécurité de l'UA, Smaïl Chergui.

 


© africa24tv.com
Mme Samba-Panza, isolée à Malabo
Par souci de solidarité envers la RCA, la CEEAC fournie également à ce pays une aide financière servant au paiement des fonctionnaires. «D'autres font des déclarations comme si c'était eux qui paient les salaires. Mais c'est en fait les pays d'Afrique centrale qui paient les salaires pour stabiliser et permettre une reconstitution du tissu social dans ce pays qui a été ébranlé par ce conflit inter religieux», confirme le diplomate africain. A l'exception de José Eduardo dos Santos d'Angola et de Joseph Kabila de la République démocratique du Congo (RDC), tous les chefs d'Etat de la CEEAC ont répondu présent au 23e sommet de l'UA qui s'est achevé vendredi 27juin avec comme l'une des premières activités de cette journée le sommet convoqué par le président tchadien, comme en juillet 2013 et en janvier dernier à Addis-Abeba en Ethiopie.


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