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Birao: la présence d’hommes armés inquiète les habitants

Des témoins relèvent qu’il s’agirait des hommes de Nourredine Adam, l’ancien n°2 de l’ex coalition Séléka.

 

Un regroupement d’hommes armés dans la ville de Birao inquiète certains habitants. La présence de ces hommes a été signalée depuis près d’une semaine dans cette localité. «Il y a des hommes armés qui viennent de partout. Ceux que j’ai reconnus sont venus des villes de Tiringoulou et d’Amdafoc (à l’est de Birao). On ne connait pas encore leurs intentions, mais ils circulent librement dans la ville», a témoigné un habitant joint par le RJDH. D’autres sources locales ont confirmé que l’effectif de ces hommes armés augmente quotidiennement. «Nous avons appris que c’est Nourredine Adam qui serait le patron de ce groupe armé.», a confié une autorité locale qui dit n’avoir d’autorisation de sa hiérarchie pour se prononcer à fond sur cette question. «Leur objectif pour le moment est de contrôler tout Birao, les sites pétroliers et de se réorganiser avant toute attaque», a relevé un élément des FACA basées dans la ville. Aucun cas d’exaction n’a été signalé dans la ville et ses environs.

 


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Selon d’autres sources, ces hommes armés auraient occupé l’aérodrome de la ville et la préfecture. Les forces bipartites, qui incluent les Forces Armées Centrafricaines et Soudanaises déployées dans la ville afin de protéger la frontière, auraient été obligées de se cantonner dans leur base. Un autre habitant a indiqué qu’une correspondance aurait été envoyée au consul du Soudan dans la ville afin qu’il puisse donne l’ordre aux militaires soudanais qui assurent la sécurité frontalière, de se retirer. «Ils ont lancé un ultimatum de 15 jours à toutes les forces militaires de quitter la ville. Nous sommes au septième jour. On ne sait pas ce qui arrivera à la fin de l’ultimatum», a déclaré un élément des forces bipartites.

Un proche qui serait proche des hommes armés non-identifiées se trouvant présentement à Birao parle quant à lui d’un «mouvement habituel dans la ville et nie la présence de forces non-conventionnelles. «Il y a des militaires ici. Ils sont-là pour assurer la sécurité entre les trois frontières (Centrafrique, Soudan du Nord, Tchad). Comment auraient-ils pu laisser entrer des hommes armés?», s’est-t-il interrogé. Un officier des ex Séléka à Bambari a indiqué qu’il n’y a aucun lien entre les hommes de Nourredine et les ex Séléka qui ont installé leur État-Major dans la ville de Bambari. Toutefois, il a révélé que des mécontents de la Séléka ayant fait défection se sont retrouvés à Birao.

Nourredine Adam est sous la sanction des États-Unis d’Amérique après avoir été accusé d’être co-auteur des crimes et exactions orchestrées en Centrafrique. Ces derniers temps, il signe ses communiqués de presse depuis Birao.

 



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